Pour Véro et Clio…
30122011A toi qui a perdu un être cher.
Nous sommes fin 89, début 90, je viens de divorcer, j’ai tout planté à Paris, mon job, tout ce que j’avais construit, la musique… Ma carrière de chanteur… Mon père venait de mourir quelques mois plus tôt, mon cousin Pierre, s’était foutu en l’air avec une 22, j’avais nettoyé sa petite plaie d’où s’était échappé sa vie puis je l’avais serré contre moi. Tout les deux ne souffraient plus… Mais pour ceux qui restaient c’était la merde absolue.
Patrice Goldberg…
Une fois de plus je m’étais retourné vers Patrice Goldberg, mon vieux frère d’arme mais je n’avais rien laissé paraître, il m’avait invité au resto et on s’était quitté en se disant à bientôt. Sacré Patrice, lui qui doute tout le temps… Si il savait combien de fois il a été mon moteur depuis l’enfance. Il en rigolerait… Puis j’étais retourné à la rue, dans ma rue St Sauveur, avec les putes comme seuls soutiens. Les putes je les respecte, elles savent ce que c’est que d’en chier, elles savent ce que c’est de se sentir en danger. Elles m’ont donné à manger, elles parlaient beaucoup avec moi, elles me disaient de ne pas lâcher, de m’accrocher, puis quand la nuit entrait dans son dernier quart, je retournais dans la boutique de mode qu’un copain m’avait laissé pour pouvoir dormir. J’avais trouvé un matelas et je dormais entre les culottes et les soutiens-gorges Aubade avec la trouille que quelqu’un voit de l’extérieur que le volet métallique n’était pas fermé à clef…
Puis il y a eu MJ…
MJ était une fille de la rue, MJ était une fille extraordinaire, toute petite, toute belle, avec un corps à vous faire retourner le cerveau. MJ est tombée amoureuse de moi, à la folie. MJ m’a aidé, tout les jours, MJ m’a écouté sans relâche. Mais je n’aimais pas MJ comme elle l’aurait voulu. Elle le savait, je lui avait dit que je n’étais pas en état d’aimer qui que se soit. MJ s’en foutait, elle voulait juste m’aimer et elle me l’a prouvé. Un jour, MJ est venue avec un billet d’avion pour Nice, un billet sans retour. Elle m’a dit : « Retourne vers les tiens ». J’ai pris le téléphone et à 32 ans, comme un gosse, j’ai demandé refuge à ma maman. MJ m’a accompagné à Orly, je l’ai serré fort contre moi, j’ai passé les contrôles puis je me suis retourné et j’ai vu MJ qui pleurait en me faisant signe. Je ne l’ai jamais revu.
Nice, Baie des Anges…
Au dehors, il fait si beau en ce début d’année 1990, je descends de l’avion et il règne au dehors une légèreté étrange… J’ai le sentiment que je suis là pour de bon, qu’une nouvelle page de ma vie est en train de s’écrire. Je suis dans la navette qui me ramène de l’aéroport à la gare routière et mon esprit flotte, ivre, éblouit par tant de beauté, Promenade des Anglais, Négresco, palmiers majestueux, l’horizon à perte de vue… Je rejoins à pied le 2 boulevard Victor Hugo via la Place Masséna et l’avenue Jean Médecin. Je suis arrivé dans ma nouvelle vie…
Le chemin de croix…
Ma mère est heureuse de me recevoir. Elle est seule, si seule depuis que mon père nous a quitté. Bien sûr il y a ma sœur Élisabeth, mais elle a tellement souffert de la maladie de mon père… 8 ans, il a lutté pendant 8 longues années, alors que les professeurs lui donnait seulement trois mois à vivre, refusant de nous quitter et acceptant l’inacceptable afin que ma petite sœur ait les armes suffisantes pour affronter la vie.
Lorsque au petit matin du 28 mai 1989, nous arrivâmes à l’Hôpital St Roch, suite à l’appel de l’infirmier de nuit, celui ci nous avouât que mon père avait lutté toute la nuit pour nous attendre. En effet, ce n’est que lorsqu’ il sentit que nous étions tout les trois autour de lui qu’il rendit l’âme.
J’ai eu 8 ans pour me préparer à son départ, 8 ans pendant lesquels j’ai refait le scénario morbide de sa mort, 8 ans de merde au cours desquels les mauvaises nouvelles venaient nous laminer et balayaient d’un revers tout nos espoirs. 8 ans pour « m’entrainer à ne pas souffrir » allant jusqu’à me persuader que j’avais moi aussi un cancer, rendant fous mes toubibs qui ne savaient plus quoi faire pour me convaincre. Je travaillais alors au CEA et je me revois au bureau enfonçant mes doigts dans ma gorge pour sentir la tumeur qui n’existait pas. J’étais loin de tout ça pourtant, 900 kms. Ma petite sœur, elle, l’a vécu, chaque jour, depuis l’âge de 14 ans. Aujourd’hui encore, elle n’arrive pas à dormir… Ce que je sais, aujourd’hui c’est qu’on ne se prépare jamais à la mort d’un être. Je me suis effondré lamentablement, ma vie s’est effondrée lorsque mon père s’en est allé. Je voulais tellement être sa fierté, mais la faucheuse ne m’en a pas laissé le temps.
Détruit…
Voilà dans quel état psychique je suis arrivé à Nice, complètement abimé… Détruit. Mes premiers jours Niçois sont ceux d’un zombie, j’erre d’une rue à l’autre, sans but. J’essaye de trouver un intérêt quelconque à mes journées, en vain. Puis je rentre chez ma mère et je m’endors sur le canapé. La nuit je ne trouve pas le sommeil, les évènements que j’ai vécu ces derniers mois reviennent en boucle et me tiennent éveillé, je tourne en rond. Alors je prends un lexomil et rien n’y fait, puis deux lexomil et rien n’y fait, puis trois lexomil et rien, toujours rien, je monte comme ça jusqu’à 4 lexomil afin de m’assommer mais toujours je ne m’endors qu’au matin.
Les tourterelles…
Un jour, alors que je me promène rue Pastorelli, à une encablure de chez ma mère, je passe devant une animalerie. Dans une des cages se trouvent deux magnifiques tourterelles blanches, dont une curieusement roucoule d’une manière peu orthodoxe, elle a la « voix cassée » ce qui me fait instantanément penser à mon père dont les cordes vocales avaient été lésées à la suite d’une intubation. Il avait énormément souffert de ne plus pouvoir se faire entendre. Donc, je ne fais ni une ni deux, j’achète les deux tourterelles, une immense cage et je débarque chez ma mère avec les nouveaux locataires et leur maison. Je revois la tête de ma mère ce jour là ! Elle qui ne supporte pas trop les oiseaux ! Mais une maman reste une maman et pour m’aider je crois qu’elle aurait même accepté des serpents !
Les nuits se succèdent inexorablement, je veille sur mes oiseaux, j’ai même baptisé « Georges » celle qui roucoule avec la voix cassée. Oui son attitude est indéniablement celle d’un « mec » en pleine forme ! Il me faut d’ailleurs couvrir la cage car Georges est un gros dragueur ! Et toujours je m’endors au petit jour.
Le rêve :
Mon mal-être dure depuis des mois, je végète. Ma mère est de plus en plus inquiète, j’ai de plus en plus mal au bras droit. La nuit suivante comme toutes les nuits je regarde mes tourterelles… mais contrairement aux autres nuits, je suis très fatigué, je monte me coucher, je m’endors aussitôt… Je rêve…
Je suis dans Paris, il fait beau, une journée magnifique, partout autour de moi, le bonheur, les gens que je croise me saluent en souriant, les enfant jouent, c’est magnifique. Alors que j’avance plus avant sur le boulevard, le ciel s’obscurcit, le vent se lève, les arbres perdent leurs feuilles, les gens se mettent à courir, paniqués, la peur se lit sur leurs visages. Tandis que le ciel plonge dans la nuit, des bruits de moteurs assourdissants emplissent l’atmosphère, dans le ciel des avions menaçants survolent la ville, je suis seul et je cours de plus en plus vite, effrayé, quand soudain tombant du firmament, des murs de bombes dévastatrices réduisent tout en cendre, des hurlements me parviennent, insoutenables, au détour du boulevard se trouve un magasin dans lequel je vois des gens s’engouffrer, je décide d’y pénétrer à mon tour, je me jette au sol, je protège mon visage avec mes bras, je sens que je vais mourir, autour de moi tout explose… Puis les bruits de moteurs s’éloignent, les avions se taisent et au dehors il règne un silence pesant… Je me lève et devant moi se tient une femme au regard merveilleux. Elle est tout de blanc vêtue. Elle me parle… Bonjour, tu es Dominique Gauze ? Je réponds par l’affirmative. Elle me demande de ne pas avoir peur. Elle me demande si je suis le fils de Armand Gauze. J’acquiesce. Alors elle m’informe que mon père veux me voir. Je n’apprécie pas la plaisanterie et je lui dit que mon père est mort et que je ne trouve pas ça drôle. Elle insiste. Elle me rétorque alors que si je veux voir mon père, je devrai suivre le boulevard jusqu’à une immense bâtisse toute blanche, que je ne pourrai pas la rater. Je répète que cela n’est vraiment pas drôle. Elle me supplie d’y aller. Je me dit alors que je ne risque rien à m’y rendre, certain qu’il s’agit d’une supercherie. Je remonte alors le boulevard mais étrangement il fait un temps splendide, il y a des oiseaux qui chantent partout et l’ambiance est vaporeuse, légère, aériennne. Le boulevard est vide, il n’y a personne, j’avance durant de longues minutes jusqu’à ce que sur ma gauche apparaisse… l’immense bâtiment blanc. Je me demande si je perd la raison, cela ne peut pas être vrai. Sur l’immense perron, se tiennent de nombreuses personnes toutes en blanc qui me sourient, je monte les marches puis je traverse une terrasse qui donnent sur de grandes baies vitrées, je pousse la porte principale et je pénètre dans un hall immense où des centaines de personnes chuchotent. Sur la droite du hall se trouve un comptoir qui semble être un bureau d’accueil. Là une femme me sourit et me fait signe de m’approcher. Elle me demande si je suis Dominique Gauze, je rigole et je lui dit que c’est une blague, elle m’assure que non. D’une voix rassurante elle me dit : « Mr Gauze, votre papa veux vous parler, il vous attend derrière cette porte là bas ». Elle joint le geste à la parole, je me retourne et regarde dans la direction indiquée. Il y a bien une porte. Je me met à douter. Et si c’était vrai ? Mon père derrière cette porte… Je prends mon courage à deux mains… J’avance vers la porte passant au travers des groupes de gens qui murmuraient. Je suis devant la porte, j’ai peur. Je la pousse doucement, j’entre, il y a des chaises comme dans une salle d’attente, puis à l’autre bout de la pièce il y a un autre comptoir avec deux hommes dont un est de dos. Sa silhouette m’est familière. Je suis envahit d’un immense désarroi, une dame se dirige vers moi pour m’annoncer que mon père va arriver. Au bout de quelques secondes les deux hommes du comptoir se séparent et l’homme de dos se retourne… Je n’en crois pas mes yeux, ce n’est pas possible, l’homme qui vient maintenant vers moi, c’est mon papa, il me sourit tendrement, me prends dans ses bras et me dit la chose suivante, mot pour mot : « fiston, je t’en supplie, arrête de t’en faire, tu ne dois plus te torturer, ma vie auprès de vous a été si belle, mais ce que je vis ici est extraordinaire, encore plus beau. Alors donne moi ta parole que tu vas vivre heureux, je serai près de vous jusqu’à ce que vous me rejoigniez. Je réponds alors : « Tu as ma parole ». Il me serre encore plus fort contre lui au point de m’imprégner de son odeur. « Va t’en maintenant » me murmure t’il. Il me sourit, je fais demi tour, je sors de la pièce et au moment de retraverser le hall… Je me réveille dans mon lit. Je bondit, je descend voir ma mère que j’ai entendu en bas dans la cuisine et là elle me regarde toute triste. Je lui demande pourquoi, elle me montre la cage vide. Les tourterelles se sont envolées…
Depuis ce rêve, je n’ai plus jamais eu de problèmes pour m’endormir, mes idées noires se sont envolées avec les colombes blanches… Et ma vie a enfin pu commencer.
Pourquoi…
Pourquoi écrire ces quelques lignes ? Pourquoi dévoiler ainsi une partie si intime de ma vie ? Véro, une amie de longue date a perdu sa fille de 29 ans dans la nuit du 22 au 23 décembre 2011. Véro je pouvais envoyer des fleurs, certes. J’ai préféré partager avec toi mon expérience pour que de temps à autres, lorsque tu en éprouveras le besoin, tu viennes chercher du réconfort, de l’espoir et du courage à travers ces quelques lignes. J’ai commencé à écrire ce jour à 15h45 heure du début de la cérémonie afin d’être en parfaite communion avec toi et Clio…
Epilogue…
J’ai parlé de ce rêve à beaucoup de gens, même à mon médecin. Pour lui il s’agit d’un mécanisme de défense de mon subconscient afin de protéger mon psychisme et ma vie.
Pour moi qui l’ai vécu, je peux vous garantir qu’il s’agit de tout autre chose… Permettez moi d’y croire.
Catégories : Non classé, Petits bouts de vie.












































A la guitare, Claude Glanzmann
A la batterie, Patrice Goldberg
A la basse, c’est moi






























, déçu personne avec cette recette et j’espère que vous ne serez pas les premiers.
rentre du boulot. Il est 22h et quelques. Après m’avoir bisouillé, après avoir embrassé Anaïs, après avoir câliné nos deux chiens, Cannelle et Bandit, après avoir bu un bon café que je lui ai concocté
. Murray Head… J’avais 18 ans et ce mec peut se vanter de m’avoir fait tomber amoureux (j’étais un coeur d’artichaut) au moins 241 fois avec Say it ain’t so. Et si vous comptez les fois pour América, les fois pour Eagles, les fois pour Kate Bush et les fois pour Pink Floyd vous comprendrez que j’ai eu du mal à étudier. C’est sans doute pour cette raison que je me suis mis à apprendre la guitare : pour faire des chansons et me venger
.
. Les gens qui sont là ,bien que n’ayant pas ma classe
, sont tous des quinquagénaires(voire plus) à la recherche du temps perdu
. Ma fille, à plusieurs reprises me dit qu’elle se sent seule. Elle me fait remarquer qu’il n’y a personne de son âge
. Mais non lui rétorquais je ! Regarde ce jeune ado derrière nous ! Ah il est beau dit elle en se foutant ouvertement de moi !!! (il faut dire qu’elle n’avait pas tort ! Le pauvre gosse se tenait la tête entre ses mains tant le temps lui semblait long jusqu’à son retour vers l’ordi et les jeux en réseaux (je suis une mauvaise langue))


!!!



Je ne suis qu’un papa !)























Alain Bashung est né le 1er décembre 1947 à Paris, d’une mère bretonne et d’un père Kabyle qu’il n’a jamais connu. A l’âge de un an sa maman l’envoie chez ses nouveaux beaux parents, dans la campagne strasbourgeoise. A 5 ans il découvre la musique à travers
En 1959, à 12ans, il retrouve Paris et découvre les stars Rock de l’époque, Elvis, Gene Vincent, Buddy Holly. Il monte son premier groupe Les Dunces avec des copains. A Royan il rencontre de nouveaux copains avec qui il monte le groupe « Les Romantiques ». Il a alors 19 ans et leurs premiers 45t n’ont guère de succès.
Il sort ainsi une douzaine de singles, dont un sous le pseudonyme de David Bergen, et deux autres, en 1971/1972 sous le pseudonyme d’Hendrick Darmen compositeur et interprète du groupe Monkey Bizness. Il compose aussi quelques titres pour des vedettes de l’époque comme 

En 1982 il collabore avec Serge Gainsbourg sur l’album Play Blessures pour se démarquer de l’énorme succès qui le met mal à l’aise. Cette attitude le rapproche des fans Rocks. Il écrit d’ailleurs : « J’dédie cette angoisse à un chanteur disparu, mort de soif dans le désert de « Gaby », respectez une minute de silence, faites comme si j’étais pas arrivé… » Ce disque sombre et torturé sera évidemment un échec commercial, mais aujourd’hui plus de 20 ans après il reste LA référence de l’oeuvre de Bashung.
En 1998 il revient à la musique avec « Fantaisie Militaire ». Cet album en 1999 lui fait décerné trois Victoires de la musique, puis en 2005 sera sacré meilleur album des 20 dernières années. Sur cet album figure « La nuit je mens » qui est pour moi sa plus grande oeuvre.
A partie de juin 2008 il entame une série de récitals à l’Olympia malgré une chimiothérapie pour un cancer du poumon. Dans la foulée sort l’album Bleu Pétrole.

Je suis dans une file de véhicules. J’attends que le feu passe au vert. Je regarde cette jeune « rom » d’environ 10,12 ans quémander quelques piécettes. Je me demande comment était sa vie avant la France. Ses parents sont sûrement des victimes du régime de 

















, mais j’ai au moins le même amour que lui pour le golf, et c’est déjà pas mal. Vous êtes nombreux à dire que, autour de vous, untel ou untel s’est essayé au golf et que, depuis il a attrapé le virus. Et bien, C’EST VRAI ! Le golf est un sport merveilleux. On peut y jouer entre amis, en famille, et sans limites d’âge. On peut y déjeuner, boire un coup, ou bien retrouver des amis dans un cadre souvent extraordinaire. Pour les débutants, des professionnels se tiennent à votre disposition pour vous initier. Le prix de groupe est souvent très attrayant ! 10 € par personne pour deux heures ! (plus 4 € les 45 balles x 2 = 8 €). En gros, 18 à 20€ l’initiation. Bien sûr le prix d’une heure de cours particulier est plus lourd ! Au bout de quelques leçons votre professeur vous attribuera une carte verte qui attestera de votre aptitude à jouer sur un parcours.


Au sein de l’entreprise qui m’emploie, j’ai eu l’envie de partager cette passion avec mes collègues qui étaient intrigués de me voir aller et venir avec mon sac de golf. Et la réaction a été super !!! Nous sommes maintenant une douzaine, une fois par mois, à prendre un cours de deux heures avec François Lamarre qui, il faut le savoir , a remporté l’Open du Danmark il y a quelques années lui permettant ainsi de se mesurer aux grands noms du PGA, tel que Jack Nicklaus et John Daly. François nous fait travailler, et filme nos progrès. Une fois le cours terminé, nous rejoignons le club house où une table nous attends. Nous rejoignent ceux qui n’ont pas voulu suivre le cours, et se greffent aussi quelques golfeurs du club. Le pastis coule à flot
, l’eau un peu moins ! 







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SUM 41 / Pieces







