Pour Véro et Clio…

30122011

A toi qui a perdu un être cher.

 

Nous sommes fin 89, début 90, je viens de divorcer, j’ai tout planté à Paris, mon job, tout ce que j’avais construit, la musique… Ma carrière de chanteur… Mon père venait de mourir quelques mois plus tôt, mon cousin Pierre, s’était foutu en l’air avec une 22, j’avais nettoyé sa petite plaie d’où s’était échappé sa vie puis je l’avais serré contre moi. Tout les deux ne souffraient plus… Mais pour ceux qui restaient c’était la merde absolue.

 

Patrice Goldberg…

Une fois de plus je m’étais retourné vers Patrice Goldberg, mon vieux frère d’arme mais je n’avais rien laissé paraître, il m’avait invité au resto et on s’était quitté en se disant à bientôt. Sacré Patrice, lui qui doute tout le temps… Si il savait combien de fois il a été mon moteur depuis l’enfance. Il en rigolerait… Puis j’étais retourné à la rue, dans ma rue St Sauveur, avec les putes comme seuls soutiens. Les putes je les respecte, elles savent ce que c’est que d’en chier, elles savent ce que c’est de se sentir en danger. Elles m’ont donné à manger, elles parlaient beaucoup avec moi, elles me disaient de ne pas lâcher, de m’accrocher, puis quand la nuit entrait dans son dernier quart, je retournais dans la boutique de mode qu’un copain m’avait laissé pour pouvoir dormir. J’avais trouvé un matelas et je dormais entre les culottes et les soutiens-gorges Aubade avec la trouille que quelqu’un voit de l’extérieur que le volet métallique n’était pas fermé à clef…

 

Puis il y a eu MJ…

MJ était une fille de la rue, MJ était une fille extraordinaire, toute petite, toute belle, avec un corps à vous faire retourner le cerveau. MJ est tombée amoureuse de moi, à la folie. MJ m’a aidé, tout les jours, MJ m’a écouté sans relâche. Mais je n’aimais pas MJ comme elle l’aurait voulu. Elle le savait, je lui avait dit que je n’étais pas en état d’aimer qui que se soit. MJ s’en foutait, elle voulait juste m’aimer et elle me l’a prouvé. Un jour, MJ est venue avec un billet d’avion pour Nice, un billet sans retour. Elle m’a dit : « Retourne vers les tiens ». J’ai pris le téléphone et à 32 ans, comme un gosse, j’ai demandé refuge à ma maman. MJ m’a accompagné à Orly, je l’ai serré fort contre moi, j’ai passé les contrôles puis je me suis retourné et j’ai vu MJ qui pleurait en me faisant signe. Je ne l’ai jamais revu.

 

Nice, Baie des Anges…

  Au dehors, il fait si beau en ce début d’année 1990, je descends de l’avion et il règne au dehors une légèreté étrange… J’ai le sentiment que je suis là pour de bon, qu’une nouvelle page de ma vie est en train de s’écrire. Je suis dans la navette qui me ramène de l’aéroport à la gare routière et mon esprit flotte, ivre, éblouit par tant de beauté, Promenade des Anglais, Négresco, palmiers majestueux, l’horizon à perte de vue… Je rejoins à pied le 2 boulevard Victor Hugo via la Place Masséna et l’avenue Jean Médecin. Je suis arrivé dans ma nouvelle vie…

 

Le chemin de croix…

Ma mère est heureuse de me recevoir. Elle est seule, si seule depuis que mon père nous a quitté. Bien sûr il y a ma sœur Élisabeth, mais elle a tellement souffert de la maladie de mon père… 8 ans, il a lutté pendant 8 longues années, alors que les professeurs lui donnait seulement trois mois à vivre, refusant de nous quitter et acceptant l’inacceptable afin que ma petite sœur ait les armes suffisantes pour affronter la vie.

Lorsque au petit matin du 28 mai 1989, nous arrivâmes à l’Hôpital St Roch, suite à l’appel de l’infirmier de nuit, celui ci nous avouât que mon père avait lutté toute la nuit pour nous attendre. En effet, ce n’est que lorsqu’ il sentit que nous étions tout les trois autour de lui qu’il rendit l’âme.

J’ai eu 8 ans pour me préparer à son départ, 8 ans pendant lesquels j’ai refait le scénario morbide de sa mort, 8 ans de merde au cours desquels les mauvaises nouvelles venaient nous laminer et balayaient d’un revers tout nos espoirs. 8 ans pour « m’entrainer à ne pas souffrir » allant jusqu’à me persuader que j’avais moi aussi un cancer, rendant fous mes toubibs qui ne savaient plus quoi faire pour me convaincre. Je travaillais alors au CEA et je me revois au bureau enfonçant mes doigts dans ma gorge pour sentir la tumeur qui n’existait pas. J’étais loin de tout ça pourtant, 900 kms. Ma petite sœur, elle, l’a vécu, chaque jour, depuis l’âge de 14 ans. Aujourd’hui encore, elle n’arrive pas à dormir… Ce que je sais, aujourd’hui c’est qu’on ne se prépare jamais à la mort d’un être. Je me suis effondré lamentablement, ma vie s’est effondrée lorsque mon père s’en est allé. Je voulais tellement être sa fierté, mais la faucheuse ne m’en a pas laissé le temps.

 

Détruit…

Voilà dans quel état psychique je suis arrivé à Nice, complètement abimé… Détruit. Mes premiers jours Niçois sont ceux d’un zombie, j’erre d’une rue à l’autre, sans but. J’essaye de trouver un intérêt quelconque à mes journées, en vain. Puis je rentre chez ma mère et je m’endors sur le canapé. La nuit je ne trouve pas le sommeil, les évènements que j’ai vécu ces derniers mois reviennent en boucle et me tiennent éveillé, je tourne en rond. Alors je prends un lexomil et rien n’y fait, puis deux lexomil et rien n’y fait, puis trois lexomil et rien, toujours rien, je monte comme ça jusqu’à 4 lexomil  afin de m’assommer mais toujours je ne m’endors qu’au matin.

 

Les tourterelles…

Un jour, alors que je me promène rue Pastorelli, à une encablure de chez ma mère, je passe devant une animalerie. Dans une des cages se trouvent deux magnifiques tourterelles blanches, dont une curieusement roucoule d’une manière peu orthodoxe, elle a la « voix cassée » ce qui me fait instantanément penser à mon père dont les cordes vocales avaient été lésées à la suite d’une intubation. Il avait énormément  souffert de ne plus pouvoir se faire entendre. Donc, je ne fais ni une ni deux, j’achète les deux tourterelles, une immense cage et je débarque chez ma mère avec les nouveaux locataires et leur maison. Je revois la tête de ma mère ce jour là ! Elle qui ne supporte pas trop les oiseaux ! Mais une maman reste une maman et pour m’aider je crois qu’elle aurait même accepté des serpents  !

Les nuits se succèdent inexorablement, je veille sur mes oiseaux, j’ai même baptisé « Georges » celle qui roucoule avec la voix cassée. Oui son attitude est indéniablement celle d’un « mec » en pleine forme ! Il me faut d’ailleurs couvrir la cage car Georges est un gros dragueur ! Et toujours je m’endors au petit jour.

 

Le rêve :

Mon mal-être dure depuis des mois, je végète. Ma mère est de plus en plus inquiète, j’ai de plus en plus mal au bras droit. La nuit suivante comme toutes les nuits je regarde mes tourterelles… mais contrairement aux autres nuits, je suis très fatigué, je monte me coucher, je m’endors aussitôt… Je rêve…

Je suis dans Paris, il fait beau, une journée magnifique, partout autour de moi, le bonheur, les gens que je croise me saluent en souriant, les enfant jouent, c’est magnifique. Alors que j’avance plus avant sur le boulevard, le ciel s’obscurcit, le vent se lève, les arbres perdent leurs feuilles, les gens se mettent à courir, paniqués, la peur se lit sur leurs visages. Tandis que le ciel plonge dans la nuit, des bruits de moteurs assourdissants emplissent l’atmosphère, dans le ciel des avions menaçants survolent la ville, je suis seul et je cours de plus en plus vite, effrayé, quand soudain tombant du firmament, des murs de bombes dévastatrices réduisent tout en cendre, des hurlements me parviennent, insoutenables, au détour du boulevard se trouve un magasin dans lequel je vois des gens s’engouffrer, je décide d’y pénétrer à mon tour, je me jette au sol, je protège mon visage avec mes bras, je sens que je vais mourir, autour de moi tout explose… Puis les bruits de moteurs s’éloignent, les avions se taisent et au dehors il règne un silence pesant… Je me lève et devant moi se tient une femme au regard merveilleux. Elle est tout de blanc vêtue. Elle me parle… Bonjour, tu es Dominique Gauze ? Je réponds par l’affirmative. Elle me demande de ne pas avoir peur. Elle me demande si je suis le fils de Armand Gauze. J’acquiesce. Alors elle m’informe que mon père veux me voir. Je n’apprécie pas la plaisanterie et je lui dit que mon père est mort et que je ne trouve pas ça drôle. Elle insiste. Elle me rétorque alors que si je veux voir mon père, je devrai suivre le boulevard jusqu’à une immense bâtisse toute blanche, que je ne pourrai pas la rater. Je répète que cela n’est vraiment pas drôle. Elle me supplie d’y aller. Je me dit alors que je ne risque rien à m’y rendre, certain qu’il s’agit d’une supercherie. Je remonte alors le boulevard mais étrangement il fait un temps splendide, il y a des oiseaux qui chantent partout et l’ambiance est vaporeuse, légère, aériennne. Le boulevard est vide, il n’y a personne, j’avance durant de longues minutes jusqu’à ce que sur ma gauche apparaisse… l’immense bâtiment blanc. Je me demande si je perd la raison, cela ne peut pas être vrai. Sur l’immense perron, se tiennent de nombreuses personnes toutes en blanc qui me sourient, je monte les marches puis je traverse une terrasse qui donnent sur de grandes baies vitrées, je pousse la porte principale et je pénètre dans un hall immense où des centaines de personnes chuchotent. Sur la droite du hall se trouve un comptoir qui semble être un bureau d’accueil. Là une femme me sourit et me fait signe de m’approcher. Elle me demande si je suis Dominique Gauze, je rigole et je lui dit que c’est une blague, elle m’assure que non. D’une voix rassurante elle me dit : « Mr Gauze, votre papa veux vous parler, il vous attend derrière cette porte là bas ». Elle joint le geste à la parole, je me retourne et regarde dans la direction indiquée. Il y a bien une porte. Je me met à douter. Et si c’était vrai ? Mon père derrière cette porte… Je prends mon courage à deux mains… J’avance vers la porte passant au travers des groupes de gens qui murmuraient. Je suis devant la porte, j’ai peur. Je la pousse doucement, j’entre, il y a des chaises comme dans une salle d’attente, puis à l’autre bout de la pièce il y a un autre comptoir avec deux hommes dont un est de dos. Sa silhouette m’est familière. Je suis envahit d’un immense désarroi, une dame se dirige vers moi pour m’annoncer que mon père va arriver. Au bout de quelques secondes les deux hommes du comptoir se séparent et l’homme de dos se retourne… Je n’en crois pas mes yeux, ce n’est pas possible, l’homme qui vient maintenant vers moi, c’est mon papa, il me sourit tendrement, me prends dans ses bras et me dit la chose suivante, mot pour mot : « fiston, je t’en supplie, arrête de t’en faire, tu ne dois plus te torturer, ma vie auprès de vous a été si belle, mais ce que je vis ici est extraordinaire, encore plus beau. Alors donne moi ta parole que tu vas vivre heureux,  je serai près de vous jusqu’à ce que vous me rejoigniez. Je réponds alors : « Tu as ma parole ».  Il me serre encore plus fort contre lui au point de m’imprégner de son odeur. « Va t’en maintenant » me murmure t’il. Il me sourit, je fais demi tour, je sors de la pièce et au moment de retraverser le hall… Je me réveille dans mon lit. Je bondit, je descend voir ma mère que j’ai entendu en bas dans la cuisine et là elle me regarde toute triste. Je lui demande pourquoi, elle me montre la cage vide. Les tourterelles se sont envolées…

Depuis ce rêve, je n’ai plus jamais eu de problèmes pour m’endormir, mes idées noires se sont envolées avec les colombes blanches… Et ma vie a enfin pu commencer.

 

Pourquoi…

Pourquoi écrire ces quelques lignes ? Pourquoi dévoiler ainsi une partie si intime de ma vie ? Véro, une amie de longue date a perdu sa fille de 29 ans dans la nuit du 22 au 23 décembre 2011. Véro je pouvais envoyer des fleurs, certes. J’ai préféré partager avec toi mon expérience pour que de temps à autres, lorsque tu en éprouveras le besoin, tu viennes chercher du réconfort, de l’espoir et du courage à travers ces quelques lignes. J’ai commencé à écrire ce jour à 15h45 heure du début de la cérémonie afin d’être en parfaite communion avec toi et Clio…

 

Epilogue…

J’ai parlé de ce rêve à beaucoup de gens, même à mon médecin. Pour lui il s’agit d’un mécanisme de défense de mon subconscient afin de protéger mon psychisme et ma vie.

Pour moi qui l’ai vécu, je peux vous garantir qu’il s’agit de tout autre chose… Permettez moi d’y croire.




24072011

Juste un petit mot pour partager ma joie et celle de ma femme et de ma fille.

Tout a commencé dimanche 10 juillet. Bandit, notre berger allemand de 13 ans 1/2 à la fin de sa promenade du matin se retrouve, à la maison, pris d’un étrange malaise. Il ne peut pratiquement plus rien faire, il est dans un état de torpeur effrayant… Dans ses yeux nous pouvons lire son inquiétude, puis il se couche et ne se relève plus du tout. Ma femme et moi décidons de téléphoner aux urgences vétérinaires de garde puisque nous sommes dimanche (comme par hasard). Dans l’heure qui suit se présente à notre domicile une charmante jeune fille toute de vert vêtue, stéthoscope autour du cou. Deux trois examens lui permettent de suspecter une hémorragie interne. Nous téléphonons aussitôt au taxi vétérinaire. 45 minutes plus tard notre Bandit se retrouve, épuisé, sur un brancard à l’arrière du véhicule. Accueillis par les 2 chirurgiens, Bandit est alors étudié sous toutes les coutures, l’échographie confirme la présence de liquide dans la cavité abdominale, c’est bien une hémorragie très importante. 2 possibilités s’offrent à nous. La première, attendre deux heures pour contrôler le tour de taille du chien et ainsi contrôler l’évolution de l’hémorragie mais nous exposons notre bébé à un risque qui peut s’avérer fatal. La seconde, opérer immédiatement. Nous choisissons la deuxième sans hésiter, ce qui, il s’avère, lui a sauvé la vie. Les deux chirurgiens ouvrent Bandit sur 30 centimètres et découvrent une tumeur de la rate de la grosseur d’un pamplemousse. La tumeur a éclaté et le chien se vide.La splénectomie s’impose (ablation de la rate). 1 heure et demie plus tard Bandit ressort du bloc. Le chirurgien nous dit que tout s’est bien passé et nous montre la rate retirée ainsi que la tumeur qu’il découpe pour envoyer aux laboratoires d’analyses. Mais ils nous dit aussi qu’un berger allemand de cet âge a peu de chance de s’en tirer car la plupart de ces tumeurs sont malignes. Le choc est rude même si nous savons que nous lui avons accorder un sursis. La plupart des gens ne comprennent pas cet attachement à un animal, seul celui qui a vécu avec un tel compagnon peut comprendre. Il nous restait une quinzaine de jours à espérer que la réponse du labo soit bonne. 15 jours de vie en demie teinte à regarder souffrir notre vieil ami.

Quelqu’un, quelque part a vu notre tristesse et entendu nos prières… Samedi 23/07/2011 à 16 h le téléphone a sonné. A l’autre bout de la ligne, le vétérinaire. Les nouvelles sont inespérées, la tumeur est bénigne et notre ami Bandit pourra certainement terminer ses jours de façon digne.

Notre maison a retrouvé sa joie de vivre…




Le serment.

21072011

Il cammino delle cinque terre

 

Le serment.

 

Nous avions prêté serment,

Pour sceller notre amour.

Enchaînés nos coeurs d’enfants,

Pour la vie, pour toujours.

Verrouillés les cadenas de fer blanc,

Et aux premières lueurs du jour,

Jeter la clef dans l’ océan.

 

Trente ans, cent ans, mille ans,

Ont eu raison de toi, Amour.

Emporté ton coeur aimant,

Pour la mort, pour toujours.

Verrouillés les cadenas de fer blanc,

Et aux premières lueurs du jour,

Rejoindre les clefs dans l’océan.

 

Poème : Dominique Gauze

Photo : Bernard Boggero
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Adele…

28012011

Voici une artiste qui m’a touché en plein cœur…  Du feeling  à l’état pur. Peut être même la voix qui m’a le plus bouleversé ces 10 dernières années. L’image de cette vidéo est très bonne, cependant je vous conseille d’acheter le titre qui est FANTASTIQUE

 

Set Fire To The Rain :Image de prévisualisation YouTube




16012011

Je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2011. J’ai une pensée particulière pour tout les laissés pour compte de la société, les victimes innocentes de la violence, les femmes battues, les enfants soldats, les clochards, les malades, les vieux, les personnes seules…

Imagine all the people living life in peace…

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Nice, Avenue des diables bleus, la cour des miracles…

7112010

Vous êtes quelques uns à avoir été intrigués par la cour dans laquelle je vis. Ici à Nice les gens la connaisse sous le nom de Cour des Miracles…

La Cour des Miracles dans le Paris d’Antan tirait son nom du fait que les pauvres, les mendiants et les infirmes y avaient élu domicile et abandonnaient leurs « rôles » de la journée en pénétrant dans cette cour. Les pauvres et les mendiants ne l’étaient plus et les infirmes retrouvaient la vue ou ne boitaient plus. D’où son nom de Cour des Miracles. C’est à cette cour des Miracles que faisait référence l’ami Hugo dans les Misérables. J’ai relevé pour vous quelques noms que portaient ces simulateurs, et ce, par catégories.

  • Les « narquois » ou « drilles » : faux soldats simulant des mutilations reçues au service du roi.
  • Les « rifodés » : fausses victimes du feu du ciel.
  • Les « malingreux » : faux malades.
  • Les « francs mitoux » : faux malades simulant des crises d’épilepsie.
  • Les « piètres » : faux estropiés.
  • Les « marfaux » ou « marjauds » : souteneurs.
  • Les « mercandiers » : faux marchands ruinés par les guerres, par le feu, ou par d’autres accidents. Allaient d’ordinaire par deux.
  • Les « capons » : chargés de mendier dans les cabarets et dans les lieux publics et de rassemblement, ils poussaient les passants au jeu auprès de quelques camarades à qui ils servaient de compères.
  • Les « courtauds de Boutange » : mendiants qui n’avaient le droit de mendier que pendant l’hiver.
  • Les « millards » : voleurs à la tire de provisions. C’étaient les pourvoyeurs de la société.
  • Les « orphelins » : jeunes garçons presque nus, chargés de paraître gelés et trembler de froid, même en été.
  • Les « hubains » : porteurs d’un certificat constatant qu’ils avaient été guéris de la rage par l’intercession de saint Hubert.
  • Les « prostituées »
  • Le « ragot » : chef de la pègre sous Henri II.
  • Le « chef-coësre » : chef de la pègre.
  • Les « cagoux » ou Ducs : lieutenants du chef-coësre.
  • Les « coquillards » : faux pèlerins arborant une coquille St Jacques.

Tout le monde ne pouvait être coupeur de bourse : pour être admis dans cette profession, il fallait faire deux chefs-d’œuvre en présence des « Maîtres ».

Autant dire que ces cours des Miracles étaient hautes en couleurs !

Ma Cour des Miracles :

Ma cour des Miracles, autant vous le dire de suite n’a rien à voir avec celle de ces malandrins… Quoique… Les légendes naissent peu à peu de la déformation où plutôt, l’interprétation des récits des anciens. Mais revenons à la source…

Ma cour des miracles qui en vérité est composée de deux cours séparés par un porche en forme de voute  était à l’origine un relais de la poste équestre. Une fois le courrier acheminé d’Italie, les chevaux et les cochers y étaient amenés pour s’y reposer. Les écuries se trouvaient dans la cour et les réserves de foin en haut dans la coursive qui faisait le tour de la cour. Les cochers, eux, se reposaient dans la première  cour. Lorsque je suis arrivé là il y a dix ans, un cheval y vivait encore. De cette époque révolue il ne reste que l’abreuvoir taillé dans la masse, la pompe à eau qu’un individu irrespectueux a repeint à la bombe argentée et les fers à chevaux pour protéger du mauvais sort au dessus des écuries… qui sont maintenant des garages où des ateliers d’artistes.

J’ai dessiné pour vous, ma cour, au crayon aquarelle. La vue est celle que j’ai de ma terrasse. Je ne suis pas assez doué pour peindre des personnages et cela me frustre.

La Cour des miracles
Je m’en vais maintenant laisser la parole à ceux qui ont toujours vécu ici et qui m’ont transmis au travers de leurs souvenirs l’amour que je porte à cet endroit.

Mr Orlandi Georges :

Georges Orlandi et son fils

Un enfant de la cour… Ténor à ses heures, Niçois dans l’âme… Il aime raconter la cour… Enfin, les cours ! puisqu’elles sont deux. Deux cours qui s’enfoncent dans les entrailles de la ville… Elles servaient autrefois de relais pour les diligences, qui partaient de la place St François dans le Vieux Nice pour rejoindre Cuneo en Italie par la route des cols.

La place St François à Nice... Autrefois.

Ici face à la caserne des Diables Bleus (les chasseurs Alpins surnommés ainsi par les troupes allemandes pour leur courage dans la bataille des Alpes)

Les Diables Bleus

les chevaux prenaient un peu de repos, dans ces cours occupées par les écuries et les pièces de repos pour les cochers.

Georges se souvient… Il y eu des chevaux jusque dans les années 60. Le fiacre de Camille Teisseire est toujours là… Nous étions une quarantaine de petits à jouer dans la cour… Nos familles habitaient là… Les Biccini, les Monti, les Guigue, Asso et moi Orlandi Georges… Il y avait même un Général… Durbano… Général Durbano.

Quand le maître cocher se reposait on se faufilait dans les écuries, on allait chercher »Pistolet » le cheval, on traçait des chemins à la craie dans la cour, on montait dessus et on suivait les traces… Pauvre Pistolet. Dans la nuit il repartait pour Cuneo…

C’était le royaume des enfants. Elle ne s’appelait pas encore cour des miracles…

L’ORIGINE: Un jour pendant la guerre, un jeune garçon est tombé du troisième étage : le bois avait cédé et il s’était écrasé devant le porche… L’ambulance est arrivée de Pasteur… On le croyait perdu… Mais non ! Rien ! Pas la moindre égratignure ! Une sacrée chance !

Quatre jours plus tard, c’est au tour d’une petite fille de tomber au même endroit. Les adultes n’eurent pas le temps d’arriver qu’elle était déjà debout. Elle était tombée comme un chat…

C’était déjà bien assez pour construire les bases d’une légende…

Mais la série continue… Un taureau s’échappe des abattoirs situés à  1 km de là… Il s’engouffre dans le premier porche puis dans le second qui d’habitude grouille d’enfants… Mais ce jour là, à ce moment précis… Personne… Le taureau termine sa course les cornes plantées dans un fiacre…

La cour des Miracles était née… un endroit pittoresque, magique, avec au fond une passerelle qui ressemblait au pont des Soupirs(c’est là que j’habite)…

Aujourd’hui plus de chevaux, plus d’enfants… Plus de passage pour aller jouer au terrain de boules avec ses platanes et son bassin… Le tout est remplacé par les appartements cossus du Frastello… Georges, lui est toujours là…

Dans le quartier on l’entend souvent s’époumoner sur les grands airs de « La Bohème », « La Traviata », « Rigoletto » etc etc … Il raconte à qui veut l’entendre qu’il a chanté dans les plus grandes salles du monde, New York, Monte Carlo, Milan… Je ne sais pas si c’est vrai mais je peux vous assurer qu’il a du coffre et qu’il est en finale au mois de décembre de la Star Ac des Seniors…

Nina Missouri : Je suis venu ici en 1945, c’est mon pauvre frère qui nous avait trouvé un deux pièces. (ici à Nice, lorsque l’on rajoute pauvre devant un lien de parenté cela veut dire, décédé…) Ma famille était sans le sous et nous étions 7 enfants. Nous dormions à 4 dans le même lit… La famille Bini avait 5 enfants, il y avait aussi la famille Zampini et aussi les Pistone qui avaient une fabrique de chaussures. Il y avait aussi les cochers… J’en ai connu 4. Carlès, Nello, Guérin et Teisseire. Avant dans la cour il n’y avait que des chevaux et des vaches laitières. La dernière écurie date d’il y a dix ans… Puis le cheval est monté à la Montagne pour finir ses jours. Il reste encore les anneaux des bêtes sous les porches…

Mon père était invalide de 14-18, il travaillait un peu au noir… Ma mère lavait le linge des soldats de la Caserne des Diables Bleus. Elle lavait tout à la main… Et moi le soir je portais le linge contre de la soupe et du pain. J’étais la seule à avoir le droit d’entrer dans la caserne. Quand il nous manquait quelque chose on achetait tout, au marché aux puces au bord du Paillon.

Le paillon et ses lavandières

Je ne suis jamais allé à l’école, j’allais mendier dans le Vieux Nice, pieds nus, je n’avais pas de chaussures, je faisais les immeubles et je ramenais des pommes de terre et un peu de pain, j’avais 9 ans…

Vieux Nice

Puis j’ai eu 13 ans, je n’en pouvais plus de cette vie. Le cirque Amar est passé à Risso, là  où passait le Paillon. Alors j’ai eu un flash !!! J’ai dit à mon père : « Amène moi au cirque ou je me jette dans le paillon !! » C’était pendant là fête des Mais

La Fête des mais ou « lu Festin de Nissa »

Cette fête traditionnelle trouve ses origines à une époque lointaine où était honorée la Déesse de la Terre. Le rite exigeait alors, d’aller abattre un pin dans la forêt. Il s’agissait ensuite de l’orner de guirlandes de fleurs, de banderoles et de l’installer dans le temple. Le pin représentait le Dieu ATTIS, endormi pendant les longues nuits d’hiver et réveillé par la Déesse CYBELE au printemps, pour fêter le renouveau de la nature.

La coutume s’est emparée de cette fête païenne pour en faire une manifestation populaire. « Tourner les mais » signifie, depuis le moyen-âge, danser autour d’un tronc d’arbre surmonté d’une couronne de fleurs. Elle se déroule dans les jardins de Cimiez avec des pique-nique, des bals, des danses… (source Ville de Nice)

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Mon père m’a pris par la main, j’étais innocente à l’époque, et m’a amenée. Les Amars étaient Marocains, acrobates hors pair, et c’est comme ça que je suis partie avec eux. Comme j’aimais les animaux, je m’occupais de la ménagerie, Amar, Ali, Mustapha, et Chérif m’ont appris à travailler avec les lions et les boas, les pythons roses et noirs. Je faisais aussi des numéros de clowns. On a parcouru la France, l’ Afrique du Nord, on s’installait dans les champs de manoeuvre de Bab El Oued… Plus tard j’ai quitté Amar et je suis allé au cirque de Famille où j’ai rencontré les frères Bouglione. C’est là que j’ai commencé mes plus grosses tournées…

Aujourd’hui je me consacre au théatre, ma nouvelle passion… et oui il n’y a pas d’âge !

Nina avec le cirque Bouglione

Nina et les Bouglione.
Nina Missouri aujourd'hui...

Nina repense aux temps heureux où elle accompagnait Stéphane Grappelli dans la cour des Miracles…

 

Voilà, j’espère que ce petit voyage dans le temps vous aura enchanté autant que moi à l’écrire. Cette cour me parle chaque jour… Il faut savoir que dans la maison où je vis sévissait une diseuse de bonne aventure…

Merci à Jeanine Missouri, Georges Orlandi, Roger Pistone et tout les acteurs de la Cour Des Miracles.

Un grand Merci au Journal Patriote (Denis Chollet et Robert Matthey) ainsi qu’à Nice quartiers pour leur précieuse aide.

Si d’aventure, il vous venait l’envie de découvrir plus avant la vie de ce quartier des Diables Bleus, je vous conseille de vous procurer au plus vite le Chef d’Oeuvre de Louis Nucera, « Avenue des Diables Bleus »  paru en 1979.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Stop !

21102010

Voici un moment que je n’ai rien écrit… Mon pc est mort, mon chien Bandit a le train arrière qui se paralyse… Pas très réjouissant tout ça… Alors je me réfugie dans le sport. Beaucoup de sport… Je fais 7 à 8 km de footing tout les soir… Le régime de Doumé continue avec force et résultats et je vous concocte le 4ème chapitre comme je vous l’avez promis.

J’ai le blues ce soir… Alors je me laisse bercer par un artiste hors norme. JOE BONAMASSA… Son jeu de guitare me fait du bien…

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RIP DDI

21092010

Chers amis,

Mon disque dur a rendu l’âme…

1- Sous l’effet d’un virus non détecté par Kaspersky ?

2- Il s’est débranché ? ( pc portable)

3-Il s’est fêlé ?

J’ai diligenté une enquête auprès des services scientifiques. Le rapport qui en découlera me permettra de prendre une décision.

En attendant je me sers de l’ordi de ma chère et tendre et vous comprendrez donc que je n’ai pas toutes mes aises.

Vu l’enthousiasme d’une certaine catégorie de blogueurs je suis en train de vous concocter un petit historique de la cour des miracles où je demeure.

Merci de votre compréhension

 

A très vite

En attendant je me suis servit une belle portion de Socca bien poivrée  et un pastaga bien frais.

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Inspiration… Légio.

6092010

C’est bientôt la fin de l’été et la routine de la vie va reprendre le dessus. Grisaille, travail, blogaille, ripaille, jeux de canailles,  et caeteraille. Le temps va devenir instable et ma terrasse va perdre son bel habit.  J’ai pris quelques clichés pour immortaliser mon p’tit coin de tranquillité version 2010. Pour moi, pour vous, pour Légio afin qu’il retrouve un peu d’inspiration pendant les longues soirées d’hiver…

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Suite l’été prochain. Si Dieu veut…




Sans laisser de traces.

30082010

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Synopsis : A bientôt quarante ans, Etienne, sur le point de prendre la présidence de son groupe, veut soulager sa conscience d’une injustice qu’il a commise au début de sa carrière et qui, précisément, l’a lancée. Convaincu par un ami de jeunesse, il se rend chez l’homme qu’il a lésé à l’époque pour le dédommager. Mais les choses tournent mal et l’homme est tué par son ami. Etienne tente alors de reprendre le cours de sa vie, mais celle-ci vire peu à peu au cauchemar. Harcelé par son ami, rattrapé par l’enquête de police, plus Etienne se débat, et plus l’étau se resserre. Au bout du rouleau, Etienne réalise qu’il ne lui reste plus qu’une seule solution..

Mon avis : Un très bon film avec une grosse ambiance angoissante. Un excellent jeu d’acteur. Je me suis régalé.

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Distribution :

Benoît Magimel

Benoît Magimel

rôle : Etienne Meunier

François-Xavier Demaison

François-Xavier Demaison

Rôle : Patrick Chambon

Julie Gayet

Julie Gayet

Rôle : Clémence Meunier

Léa Seydoux

Léa Seydoux

Rôle : Fleur

Jean-Marie Winling

Jean-Marie Winling

Rôle : Maurice

Dominique Labourier

Dominique Labourier

Rôle : Micheline

André Wilms

André Wilms

Rôle : François Michelet

Stéphane De Groodt

Stéphane De Groodt

Rôle : Kazinski

Ludovic Gossiaux

Ludovic Gossiaux

Rôle : Le brigadier

 




Mes 50 ans Préface : Oh mon Paname…

4042008

Je suis dans l’avion qui me mène à Paris… Il est aux environs de 20 h 25 en ce 26 03 2008. En bas, par le hublot, Lutèce scintille de milles lumières et semble avoir revêtu son habit de gala. Voilà 18 ans que je t’ai quitté oh mon Paname… Je me perd dans mes songes… La descente s’intensifie… Je revois tout ces visages d’enfants, d’ados, de jeunes adultes qui faisaient mon quotidien, il y a 18 ans avant que je ne décide de tout planter. C’est vrai que j’ai fait fort sur ce coup là… Musique, boulot, couple, tout, absolument tout ce que j’avais construit je l’ai planté il y a 18 ans sur un coup de tête… Tandis que les trains d’ atterrissage sortent de leurs cases et résonnent au fond de moi, je sors de ma torpeur… Gilles, Evelyne, Marco, Cécile, Laurent, Claudine, Pierrot, Loïc, Didier, Brigitte, vous m’avez offert votre amitié il y a si longtemps. Des bacs à sable aux bureaux du CEA en passant par Diderot et les stades de foot, vous avez chacun écrit une page de ma vie…

J’en avais fait secrètement le serment il y a 18 ans. Fêter à vos cotés mes 50 ans… Je tiens parole. L’ Airbus A319 d’ Easy Jet touche délicatement le tarmac comme pour ne pas me brusquer. Au dehors il fait frais, il est 20h40 et Didier mon vieux pote qui doit partir pour l’Allemagne m’a fait le bonheur de faire un crochet par Charles de Gaulle pour m »accompagner jusqu’à Gif Sur Yvette où je dois rester 3 nuits chez Evelyne… Didier et moi tombons dans les bras , l’un de l’autre, il y a 35 ans que je ne l’ai pas revu…

A suivre…




Mes 50 ans Chapitre 1 : Didier Hamadou

5042008

Didier 1973

Didier 2008

Didier, je l’ai connu sous le nom de Hamadou, nous avions 15 ans et il habitait juste en face de l’école Jean Moulin. On était dans la même classe en 5 ème et 4 ème à Diderot. On était inséparable.

Didier habitait là et était le voisin de Claude Glanzmann qui, lui, demeurait au dessus de la voiture noire…

Mon école primaire Jean Moulin… de 1965 à 1969

J’ai fait beaucoup de musique avec Didier, un jour il m’a présenté son voisin de palier Claude Glanzmann avec qui j’ai monté mon premier groupe « EXTASE » . Nous répétions dans les sous sols de Diderot avec l’autorisation de Mauret (Gégène) le Principal. Joël Mazart le pion nous avait été d’un grand secours.

A la guitare, Claude Glanzmann

A la batterie, Patrice Goldberg

A la basse, c’est moi

Il m’a été impossible d’oublier Didier durant tout ce temps car aussi étrange que cela puisse paraitre, , j’ai associé Didier à l’odeur du bois. En effet son beau père m’avait embauché pendant les grandes vacances 1973 pour vendre du bois chez Soldécor, avenue du Maine dans le XIV ème arrondissement de Paris. Tout les midis à la pause nous traversions le boulevard pour rêver deux heures durant devant les guitares du magasin de musique d’en face. C’est ainsi qu’a
la fin de l’été 73 je me suis payé ma première bass guitar ( que vous pouvez voir entre mes mains dans les photos plus haut).

Didier, quand à lui, a été définitivement marqué par les Makrouds de ma maman.

La voiture de Didier avale silencieusement les kilomètres… Les souvenirs m’envahissent… Diderot, le café du Commerce, les copines, les copains, les flirts, les premiers amours, c’était le temps merveilleux de l’insouciance…

Puis Didier se gare devant chez Evelyne. Elle nous attends avec son mari, Henri, et son fils, Hugo. Devant un bon verre de vin nous allons encore évoquer nos souvenirs. Et il y en a tellement !

Didier nous quitte vers minuit et nous jurons de nous revoir lors de mon prochain voyage.

Mon séjour s’annonce tel que je l’avais imaginé… Que du bonheur !!!!

A suivre…

Didier Hamadou
Album: Didier Hamadou
Quelques photos d'un ami d'enfance
6 images
Voir l'album



Mes 50 ans Chapitre 2 : Evelyne Darthez

15042008

Evelyne à droite avec Loréna Sanders en 1972 ou 1973

Evelyne en 2008

Evelyne et Didier discutent… Je regarde Evelyne du coin de l’oeil. Leurs paroles me bercent… Inévitablement je m’enfonce dans mes songes et je me souviens…

J’avais 12 ans. Je rentrais en 6ème. On m’avait affecté au Collège Gambetta dans le vieux Massy. Il me fallait marcher environ 1 km pour m’y rendre. Je traversais la rue de Rome, je passais devant la station de bus Hélène Boucher, puis je longeais la salle du 1er mai par la rue Nicolas Appert pour rallier la rue Gabriel Péri (la descente du vieux Massy) avant de me trouver au pied de cette satanée montée qui menait au collège. C’était insupportable ! Je la détestais. Je n’étais, la plupart du temps, pas réveillé et il me fallait me taper cet Everest (j’exagère !) tout les matins avec mon sac à dos qui à chaque pas se faisait de plus en plus lourd. Heureusement il y avait la rambarde centrale qui m’aidait. Tout en haut de la cote sur la droite il y avait un champ qui servait d’aire de sport. A gauche tout de briques rouges habillé se tenait fièrement mon collège. Les filles à droite et les garçons à gauche. Et oui! la mixité n’était pas entrée dans les moeurs.

Rue Gabriel Péri (la descente du vieux Massy)

La satanée montée qui menait au Collège

Le champ qui nous servait d’aire de sport. Cest là que j’ai vu Evelyne pour la première fois.

Le collège Gambetta.

Henri le mari d’Evelyne nous colle sur la platine un bon vieux Rolling Stone (Let it bleed) et je décroche à nouveau…

Je venais de vivre une immense déception. Danièle Biron elle s’appelait… Elle habitait en face de chez moi, elle avait mon âge. Son père avait été muté en Côte d’ Ivoire . Elle était venu me dire au revoir et m’avait fait un bisou sur la bouche et m’avait dit : Je t’aime… C’était la première fois.

Je sors de mes songes car Henry me propose un autre verre de vin et s’assure que tout va bien. Moi qui ne boit jamais ! J’ absorbe avec enthousiasme ce nectar des Dieux. Il m’aide à remonter le temps…

J’étais donc très triste cette année là. Je ne parviens pas à me souvenir de grand chose en fait. Si ce n’est qu’en fin d’année scolaire je l’ai aperçu. Evelyne était avec sa copine inséparable, Catherine Boucher. Elle m’a regardé avec ses yeux pétillants, elle m’a fait un grand sourire et moi j’ai rougit, j’étais tellement timide. Je ne l’ai pas revu avant l’année suivante.

Evelyne, Didier et Henry discutent avec entrain… Les verres se succcèdent.

1973, nous sommes tous transférés au collège Denis Diderot. Le collège est tout neuf ! Et c’est dans la cour, que je la revois. Evelyne est là, avec son éternelle copine Catherine, elle se tient devant moi, elle me regarde puis me rejoint, et là je me liquéfie. Elle me lâche un « tu sais que t’as de beaux yeux ». Je suis tétanisé et elles s’en rendent compte alors elles éclatent de rire. Evelyne me dit  » faut pas t’en faire ! viens avec nous.

Je suis tombé amoureux d’elle à Gambetta, le premier jour. Puis à Diderot jusqu’à ce qu’elle s’en aille je crois que je ne l’ai jamais quitté.

Evelyne a été mon premier grand amour.

J’ai pour elle une immense tendresse.

Je suis vraiment heureux d’être là, avec eux. Nous étions comme des frangins…

à suivre…

Un petit clin d’oeil musical

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Eagles : Hotel California

 

 

 

 

 

 




Mes 50 ans Chapitre 3 : Cécile Tréhet (Petit)

8012009

Je me réveille paisiblement et la lumière qui filtre par les volets semble dire que j’ai emmené  le soleil dans mes bagages. Je descends maladroitement les marches de la mezzanine, j’enfile sommairement mes affaires de la veille et je sors de la chambre. Nuls bruits dans la maison, et la lumière qui inonde le salon confirme la sensation que je venais d’avoir dans mon cubiculum ; il fait beau, même très beau. Je me dirige vers la cuisine, je me fais chauffer un café et j’ai du mal à réaliser que je suis en région parisienne et de surcroît chez Evelyne Darthez, comme si ce que j’avais vécu dans la soirée n’avait été qu’ un  songe. Je décide une fois mon café ingurgité d’aller faire un brin de toilette. Une serviette et un gant propre posés sur le rebord de l’évier me rassurent ; je ne vais pas me réveiller. La douche me donne « un coup de fouet », je me sèche et  j’enfile les affaires que j’avais pris soin de préparer puis je sors de la salle de bain quand tout à coup… …Un petit bruit discret me fait réaliser que je ne suis pas seul . En effet dans le séjour, discrètement, une petite fourmi, Evelyne s’affaire, puis avec l’énergie qu’on lui connaît, me propose d’aller visiter sa ville, son atelier et faire quelques emplettes. J’accepte sans sourciller. Après tout être bousculé ne fait pas de mal parfois !

Sa ville est une très belle ville de la région parisienne, avec une rue principale pavée et croisée de ci de là par la rivière qui lui donne son nom. Un marché typique, et de grands parcs bordés de peupliers, ses mêmes peupliers qui m’impressionnaient par leur majestuosité lorsque j’étais enfant. Cette ballade est agréable et l’ambiance qui règne dans les rues est tellement différente de celle de Nice. Comme si les gens enfouissaient toute leur vie sous leurs manteaux. Sur la côte d’azur il fait tellement bon que les individus ne portent que des chemises et des  t-shirts, alors pour cacher leurs vies c’est plus difficile…

Une ou deux heures plus tard nous rentrons et Evelyne me concocte un déjeuner très sympa. Elle en profite pour m’annoncer que cet après midi nous allons à Carrefour pour faire de plus amples achats…

Ce déplacement à Carrefour me réserve deux grosses surprises : la première au bout de dix minutes, une silhouette familière se présente devant moi au rayon fruits et légumes ! INCROYABLE !! la seule personne que je ne voulais pas rencontrer dans ce voyage !!!!! La plus aride des âmes qu’il m’ait été donné de rencontrer dans ma vie !!! MA TANTE RITA ! Nous feignons le bonheur de nous retrouver,  elle me balance un « Dominique !!!!  » je lui balance un Rita !!!!  qui sonnent vraiment faux.  Elle me prends dans ses bras et je lui jure de passer la voir. Nous nous détestons.

Pendant ce temps là Evelyne s’était dirigée vers l’étal du primeur. Elle se tient là, à quelques mètres de moi discutant avec une femme dont la voix qui parvient jusqu’à moi ne m’est pas inconnue… Plus je me rapproche et plus mon impression se confirme, Evelyne parle avec Cécile Tréhet… Je me tiens derrière elle et je lui lance : Pourriez vous me renseigner SVP ? Elle se retourne et me voyant s’exclame à son tour : Dominique !!!! Il faut dire que je l’ai retrouvé quelques mois auparavant sur le site des « copains d’avant » mais la voir, devant moi,  après tant de temps, me comble de joie.

Evelyne et Cécile

Evelyne et Cécile à Carrefour les Ulis

 

Cécile Tréhet

Cécile en mars 2008
Cécile reste un mystère pour moi et je crois que la réciproque est vraie. En effet elle fréquentait un copain, Philippe Lucas,

Cécile et Philippe Lucas

1976 -- Philippe Lucas et Cécile

 

et je la voyais pratiquement tout les jours en bas de ma tour (rue de moscou),

Ma tour rue de Moscou à Massy

La tour où j’habitais à Massy (rue de Moscou)

 

puisque Philippe comme tout les gosses du quartier se partageait entre le foot sous les bancs et les filles qui d’ailleurs se pavanaient devant nos exploits. Allez les filles !!!! reconnaissez le !!!

Les bancs de la rue de Moscou

Les bancs sous lesquels on jouaient au foot…

Cécile, Patricia et Christine

Les filles se pavanaient devant notre football !

 

Donc je voyais Cécile très souvent, c’était une très belle blondinette qui faisait tourner la tête à plusieurs d’entre nous. (Je ne parlerai pas même sous la torture). J’avais deux, trois ou quatre ans de plus qu’elle et à cet âge là c’est énorme. Elle m’a d’ailleurs avoué dernièrement qu’elle me trouvait inaccessible. Ce qui m’a été confirmé à plusieurs reprises par des personnes différentes. Il semblerait que le Dominique de l’époque dégageait une image de mauvais garçon. Il est vrai je l’avoue que j’étais un sacré maccio, mes origines italo, sicilo, espagnolo, maltaise d’Afrique du Nord y étaient certainement pour beaucoup. Mais je crois surtout que j’étais très timide et que je me protégeais comme je pouvais. Puis un jour Cécile et Philippe se sont quittés et elle a rencontré Gilles Tréhet qui était aussi mon copain et qui jouait aussi, comme moi à l’ESM, mais il fera l’objet d’un prochain billet. J’étais là quand ils se sont rencontrés, j’étais là au début de leur love story bien que Cécile s’en défende. Ce qui est vrai par contre c’est que Cécile et Gilles se sont isolés et que je ne les ai pratiquement plus revus jusqu’à ce que, il y a quelques mois, 30 ans plus tard je ne m’inscrive sur le site internet cité plus haut et que je ne tombe sur la fiche de Cécile Petit et que je ne lui laisse un message prudent dans lequel je lui demandais si elle était « la Cécile » que j’avais connu et si elle était celle qui sortait avec Patrice Tréhet. Elle m’a répondu immédiatement par l’affirmative mais que ce n’était pas Patrice mais Gilles Tréhet et qu’elle était toujours avec lui et qu’ils avaient trois enfants. J’étais fou de joie ! J’ai connu aussi à l’époque son frère Didier.

La valse des retrouvailles continu. Evelyne me laisse aux Ulis chez Laurent Elmon, un autre ami de quartier de la rue de Moscou à Massy.  Cécile et Evelyne me rejoindront plus tard pour l’apéro…




Introduction.

14012009

Chers lecteurs,

Peut être ne le savez vous pas mais je suis un passionné de musique. Toutes les musiques. Enfin toutes celles qui viennent de l’âme ou qui atteignent l’âme.  J’aime parler de musique, j’aime en faire, j’aime partager, découvrir, et faire découvrir. Mais sur nos blogs en général nous parlons de choses et d’autres et la musique vient souvent en « décoration ». C’est pourquoi j’ai eu envie de créer une rubrique « Musique du monde » au sein de la Gazette de Doumé. Chaque lundi  un pays sera à l’honneur et je posterai, VOUS posterez les musiques qui vous auront marqué dans ce pays. Les anecdotes seront les bienvenues  !  Pourquoi cette musique vous touche, comment et où vous l’avez connue, ce qu’elle vous rappelle, et même des explications, pour les plus doués, de l’histoire de la musique.

Moi qui aime les citations, je coucherai pour cette introduction celle, merveilleuse, de Wolfgang Amadeus Mozart : Là où s’achève le pouvoir des mots commence celui de la musique…

Mon premier billet ? L’italie bien sur !

ps : tout les styles de musique !!!!!!

 




Musiques Du Monde :L’Italie

16012009

Voici donc un peu en avance sur sa date d’inauguration l’ouverture de « Musiques du Monde  »

Montana :  Tarentella Della Felicita

Montana a publié cette merveilleuse Tarentelle Della Felicita qui comme vous l’avez compris est la Tarentelle de la Chance. Puisse t’elle porter chance à ce blog !!!!!

Merci Montana d’ouvrir le bal ! Mais savais tu que la Tarentelle tire son nom d’une ancienne danse de l’Italie du Sud et qu’elle avait pour but de soigner les morsures de la mythique araignée, la Tarentule ? J’aime beaucoup ces musiques du terroir qui sont le vrai patrimoine et la mémoire des régions.

Dominique : 051/222525 Fabio Concato

Drôle de titre pour une chanson me direz vous ! Mais ce n° est le téléphone de « SOS enfant battu » en Italie. Mais en ce qui me concerne pour moi c’est l’Italie 1990, ma cousine Danièla qui savait que je venais de divorcer et de tout envoyer péter m’a envoyer un billet d’avion pour la rejoindre en Sardaigne et c’est à bord d’un bimoteur que j’atterris à Porto Cervo en plein mois d’aôut. Chaque jour je prenais la « Vitara » et je tapais la route avec ce sacré Fabio dans le lecteur qui exorcisait mon blues. De Lisca Ruia à Lecce di vacca je roulais, roulais, roulais…   

Montana : Siciliano, Lucio Dalla 

Très belle chanson ! J’adore Lucio Dalla mais contrairement à toi je succombe à l’écoute de Caruso mais seulement chantée par lui. C’est donc plus fort que moi … 

 Dominique : Caruso, Lucio Dalla

… Je ne peux pas m’empêcher

 

Dominique :  Nessun dorma / Turandot/Giacomo Puccini/

interprétation Luciano Pavarotti                                                                                         Pour en savoir plus sur Puccini

 

Dominique :  Voilà, en prospectant sur le net à la recherche de musiques Italiennes je suis tombé sur ce FOU, un monstre de technique, un virtuose, qualifié par le plus grand nombre comme le plus grand violonniste jamais connu.  Ariana m’a dit qu’il était surnommé Le Diable et cela ne m’étonne pas . Aussi à l’aise à la guitare qu’au violon je me suis orienté volontairement vers le violon mais le choix, tant ses oeuvres sont toutes superbes, m’a été très difficile. Donc ne m’en veuillez pas car vous trouverez certainement quelques unes de ses oeuvres qui vous plairont plus que celles que j’ai choisies. Je vous parle de l’immense Niccolo Paganini. Mais ne perdez pas de l’idée que cet homme jouait ainsi en 1800 !! Je le trouve tellement moderne…

Mon choix 1 : Concerto n°2 pour violon en si mineur Opus 7

Mon choix 2 : Concerto n°1 pour violon en ré majeur Opus 6 (rondo: allegro spirituoso)

Mon choix 3 : Concerto n°1 pour violon en ré majeur Opus 6 (adagio espressivo)

Pour en savoir plus sur Niccolo Paganini
Dominique : Roberto Vecchioni  est un écrivain et un auteur compositeur Napolitain. Il est aussi professeur de Latin et de Grec. Il est né en 1943                 Voici deux de ses titres : Prologo/Samarcanda

Non amo più

 

 

 




Le jour où j’ai failli tuer Yohann Gourkuff

19012009

J’avais 17 ou 18 ans. 1975 ou 1976 je ne me rappelle plus exactement. Je venais de rentrer de vacances. De Brives plus exactement. Mes parents m’avaient envoyer chez mon oncle Dominique (comme moi !) pour gagner quelques sous dans son restaurant à spécialités Espagnoles ( Paëlla Valenciana, Sangria, fricassées de moules et fricassées de calmars) . Le nom du restau était « Le Gosier en Pente » et se trouvait dans l’avenue qui mène à la gare SNCF de Brives La Gaillarde. Mon oncle Dominique avait un fils, Christian, qui avait pour passion le karaté et qui est devenu par la suite un des plus grands combattants français des années 75/80. Je peux dire son nom (pour les septiques) Gauze. Christian Gauze. 7 fois champion de France, 2 fois champion d’Europe et vice champion du Monde. J’écrirai prochainement un billet visant à lui rendre l’hommage qu’il mérite. En effet Christian nous à quitté à un plus de 40 ans dans un tragique accident de moto alors qu’il rentrait chez lui, à Bethléem, un village de la banlieue Briviste. Donc Christian travaillait avec moi dans le restaurant et on était deux sacrés compères ! Il m’enseignait les techniques de combats et moi je lui apprenais à … COURIR pour me rattraper car j’avais peur de prendre une trempe. Un jour à la pause de l’aprés midi il me dit : Cousin je vais t’apprendre à enlever le mal de tête sans avoir recours aux antalgiques. C’était une technique, m’avait il dit qui lui venait du judo et il est vrai que mon oncle Dominique qui avait souvent mal au crâne lui demandait (je l’ai vu faire) de la mettre en application. Il s’agissait donc de faire asseoir le souffrant sur une chaise, et le soignant se plaçait debout derrière le souffrant (suis je clair ? ) Le souffrant tenait le genou gauche du soignant avec une forte pression. Alors le soignant passait une serviette autour du cou du souffrant et exerçait une strangulation de plus en plus forte jusqu’à ce que le souffrant lâche la pression  sur le genou. A ce moment là le soignant doit relâcher la serviette. L’action manque d’oxygène et afflux de sang soudain devait NORMALEMENT faire passer le mal de tête. (vous me suivez ?) J’avais vraiment bien enregistré le truc !!!!

Quelques mois plus tard ma cousine Evelyne  était venu passer quelques jours de vacances chez moi (mes parents) à Massy dans le 91. Ma mère faisait une petite sieste et mon père était au boulot. Ma cousine n’était pas très en forme et me dit souffrir d’un très fort mal de tête. Me reviennent alors, en tête, les cours de mon cousin !!! Je lui dit très sûr de moi ; Evelyne je connais une technique d’asie qui est extrêmement efficace ! Je peux te soulager !Elle n’est pas convaincue !! Mais mon assurance finit par la convaincre !! Elle s’assoit pas très fière sur la chaise, je lui demande de serrer fort mon genou en lui indiquant bien sûr de relâcher sa prise dès qu’elle se sent « partir ». Je passe ,en éminent docteur, la serviette autour de son cou et je commence à serrer, serrer, serrer, serrer et ma cousine ne relâche pas… Alors je serre, je serre, je serre, je serre… Et ma cousine ………………..tout à coup se ramollit complètement. Je relâche aussitôt mais le résultat m’inquiète ma cousine ne me répond pas !! au contraire, elle s’effondre sur le sol et se met à avoir des spasmes. Alors là je flippe grave ! Je fonce chercher ma mère qui dort dans la chambre. Elle déboule dans le salon et colle une dizaine de gifles à ma cousine qui Dieu Merci !!! revient à elle, en pleurs… Je me suis fait pourrir ! Moi qui voulait l’aider. Alors je lui demande comment elle se sent ! Elle me répond : je n’ai plus mal à la tête !

Ba !!! vous voyez que c’est efficace !

Mais la chute est extraordinaire ! car voyez vous quelques années plus tard ma cousine à mis au monde un petit Yohann !!

Et ce petit Yohann est aujourd’hui le milieu de terrain de l’équipe de france de football !!!!!!

Quand je repense au jour où j’ai failli tuer Yohann Gourkuff !!!!!

 

Yohann Gourcuff
 

 

 




Un décembre sans Noël

24012009

J’ai vu ces enfants qui pleuraient
Dans ce décembre sans Noël
J’ai vu leurs rêves se disperser
Sur le tableau de leurs années
Comme de la neige en aquarelle

J’ai vu ces femmes qui imploraient
Dans les décombres de Bethléem
J’ai vu leurs hommes qui tremblaient
Comme des artistes déchirés
Mais dont la force est éternelle.

Mais quand les armes se taisaient
Dans la nuit profonde de Gaza
Porté par le vent, parvenait jusqu’à moi
Le pleur bouleversant d’un enfant qui naissait

Fils d’Israël? Fils d’Ismaël ?
Qui pourrait me le dire?
Ton cri est universel.

Dominique Gauze

 

 




La chandeleur avant l’heure

26012009

J’ai célébré la chandeleur avant l’heure ! Comme chacun le sait la chandeleur se fête le 2 février. 40 jours après Noël. Vous vous doutez bien que le mot chandeleur tire son origine du mot chandelle. Ce qui nous rapproche étrangement de la fête Juive d’ Hanouka qui n’est rien d’autre que la fête des lumières et qui dure huit jours. En cliquant ici vous aurez une très bonne explication par Ariana Lamento sur son blog Alabama mon amour de ce qu’est la fête d’Hanouka. Donc revenons à nos moutons crêpes… La fête des chandelles au départ correspond à la présentation de Jésus au temple et à la purification de la Vierge. Un petit garçon (Jésus) devait être présenté par sa mère (La Vierge), 40 jours après sa naissance dans les églises. A cette occasion on allumait des cierges que l’on ramenait dans les foyers afin de les protéger du mal. Cette cérémonie correspondait avec le début des semailles d’hiver. Ce qui nous ramène donc à nos fameuses crêpes ! En effet ces braves gens avec l’excèdent de farine confectionnaient des crêpes symboles de prospérité !! Je ne serais donc pas étonné qu’à la fête juive on ne consomme aussi des galettes !

Voici le lien Wikipédia qui vous en apprendra encore plus sur cette fête.

Je vous entends d’ici. Mais pourquoi célèbre t’il la Chandeleur avant l’heure ????? Et bien, figurez vous que ma soeur est mariée avec un rosbeef anglais. Et sa famille est venue de Londres pour passer quelques jours auprès d’eux. Ma soeurette m’a donc demandé de leur confectionner quelques crêpes dont j’ai le secret, pour les initier à notre rituel fête. J’ai, je pense des circonstances atténuantes…. En effet ils repartent mercredi.

Pour me faire pardonner de mon audace je vous ai ramené quelques photos :

La Chandeleur

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Les Anglais …Liz, Mick, Mark.

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La Mamma !
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Elisabeth (ma soeur) et Mark her husband, my brother in law.

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Ma fille Anaïs se régale…
Anaïs se régale

Les morfales !!!
La perfection !!!

La perfection !
Encore une dernière ?

Une dernière ?
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Une concentration de calories :)

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mÔa : Le sentiment du devoir accompli…

 

Afin d’être sûr que vous me pardonniez je vous dévoile la recette de mes crêpes : TRANSMISE DE PERE EN FILS DEPUIS LA NUIT DES TEMPS …
500g de farine

6 oeufs

hoa^càc_çu^

jfyhdfoyyhofhfofifhfopo,

kjm*

Désolé mais il y a un problème apparemment  !!!!

 

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Garth Brooks / The thunder Rolls / album : No fences

Et pour faire plaisir à Cécile !!!!!!!!!! Roulement de tambour…………………………

MÔA




Mon Anaïs a 15 ans …

31012009

Anaïs janvier 2009

Mon Anaïs a 15 ans …

Le 31 janvier 1994 à 21h47 après 8 h éprouvantes en salle de travail à surveiller les moniteurs stressant qui rythmaient le coeur du bébé et à réconforter la maman qui souffrait, la sage femme me demande si je veux être le premier à voir ma fille. Quelle question ! La sage femme me demande de prendre sa place et de bien regarder au moment où la maman poussera. Et là au bout de quelques secondes je la vois… Bien entendu pas son visage ! Mais son petit crâne velu qui essaye de se frayer un passage vers la lumière. La vie est là, devant moi, dans une odeur de sang et d’entrailles, au prix de souffrances incommensurables, le miracle se produit, Anaïs pleure au bout de son cordon… Elle est couverte de sang et une sage femme l’essuie tandis qu’une autre qui a clampé le cordon me demande si je veux le couper. Bien sur que je veux ! Anaïs est couchée sur le ventre de sa maman et une parfaite symbiose s’installe… Le staff médical se retire quelques secondes respectueusement…

Quelques minutes plus tard la sage femme vient me demander de la suivre pour que j’assiste à la première toilette de ma puce.  Je ne réalise pas vraiment ce qui m’arrive… On la pèse, on la mesure, on l’ausculte, tout le monde s’affaire autour du petit ange. Et encore la même sage femme qui vient me dire que ma fille a faim et que je peux lui donner son premier biberon. Un biberon de 15 cm !!! Je ne la remercierai jamais assez pour sa gentillesse de m’avoir fait participer à tout ces instants bénis des Dieux qui resteront gravés dans ma mémoire pour l’éternité.

C’est étrange ! J’avais prévu de faire une de ces fêtes ! Mais maintenant qu’elle est née je me sens tellement fatigué, tellement vidé que je n’ai qu’une seule envie c’est de rentrer et de dormir. Je m’arrête malgré tout avec la marraine au Tam -Tam un établissement de la promenade des Anglais et je me siffle deux Margaritas pour me détendre. Je rentre chez moi, je me couche tel quel sur le canapé et je m’endors en me répétant que je suis PAPA …

Je me réveille ce matin, 15 ans plus tard et Anaïs me dépasse du haut de son mètre 75. C’est une belle jeune fille aux yeux bleus, gentille, serviable et qui ne me donne que des satisfactions. Bien que parfois de grosses frictions nous affectent (adolescence +mon mauvais caractère), notre complicité est indiscutable, fusionnelle même. Je suis très fier d’être son papa. J’ai beaucoup de chance.

Quand je repense à mon parcours, quand je repense à l’énergie que j’ai dépensée pour « Réussir », quand je repense à ce besoin d’être aimé qui m’ habitait(qui m’a inévitablement amené à une carrière artistique), quand je repense à l’ écorché vif que j’étais, je souris… Car toi mon Anaïs tu as bouleversé ma vie, tu m’as donné tout l’amour et plus encore que tout ce que j’attendais, tu as mis un immense arc en ciel dans ma vie. Tu m’as rendu tellement plus fort… Merci ma fille.

Joyeux anniversaire…

 

Mon coup de coeur : Little wing par Monte Montgomery. Version exceptionnelle ! L’âme d’ Hendrix plane…

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Additif à « La Chandeleur avant l’heure »

5022009

Les crêpes de Doumé

 

J’avais posté ma recette des crêpes sur le blog de Nathinphoenix mais l’absence de réaction me fait penser qu’elle ne l’a pas vu.

Donc,  j’ai décidé de vous en faire profiter. Depuis 35 ans je n’ai jamais, en toute modestie,, déçu personne avec cette recette et j’espère que vous ne serez pas les premiers.

Les crêpes de Doumé

500g de farine
1 litre de lait
6 oeufs
10 sachets de sucre vanillé
1 pincée de sel
125g de beurre
————-
Dans un récipient large mettre la farine
verser environ 30 cl de lait puis à l’aide d’un fouet incorporer le lait à la farine. cette opération musclée sert à éliminer les grumeaux sans avoir à se servir d’un mixer que je trouve un peu violent.
Une fois la pâte bien tirée ajouter progressivement le reste du lait. Verser les 10 sachets de sucre vanillé, fouetter. Casser les oeufs et les incorporer en fouettant (blancs et jaunes) Faire un beurre blanc c’est à dire faire fondre le beurre sans jamais le faire frémir. Le laisser refroidir (important !!!) si vous verser le beurre chaud vous allez cuire la pâte et adieu les crêpes !
Verser le beurre froid et l’incorporer en fouettant.
Ajouter la pincée de sel.

Test de contrôle d’une pâte réussie (texture)
Lavez vous les mains avant? bande de dégueulasses !
Choisir un index de la main droite si vous êtes droitiers et index gauche si vous êtes gauchers :) ))
les deux si vous êtes gourmands.
Plonger l’index dans la pâte.
La pâte doit napper le doigt. Ni trop ni pas assez. Corriger avec du lait ou de la farine selon nécessité.
——--
La poêle doit être graissée entre chaque crêpe AVEC DU BEURRE sur un papier ou un tissu.
La poêle doit être très très chaude (fumante) entre chaque crêpe car le secret de la réussite et de l’onctuosité de la crêpe dépend de la chaleur de la poêle. Une crêpe doit cuire vite pour garder son moëlleux. Eviter les plaques électriques et les plaques vitrocéramiques, elles sont les ennemis des crêpes!!!!
Enfin la crêpe doit être dorée à souhait et bénéficier d’une attention extrême car travaillant à feux forts vous n’aurez pas de répits.
Je vous conseille la crêpe marron chantilly
Napper la crêpe de crème de marron Clément Faugier (et seulement celle là ! les autres ne valent rien) puis de chantilly, pliez votre crêpe en 4 et ajoutez une boule de glace à la vanille (CARTE D’OR)
Bon appétit
Donnez moi des nouvelles !

 

Mon coup de coeur musical : Nils Lofgren / Keith don’t go / extrait d’un Master Class !

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Say it ain’t so

7022009

Nous sommes jeudi soir, le 5 février 2009, ma petite femme rentre du boulot. Il est 22h et quelques. Après m’avoir bisouillé, après avoir embrassé Anaïs, après avoir câliné nos deux chiens, Cannelle et Bandit, après avoir bu un bon café que je lui ai concocté et enfin après avoir fumé sa clope sur la terrasse (je ne fume plus), elle me tend deux billets. Intrigué, je m’en empare et c’est avec stupéfaction que je lis  » Vendredi 6 février » Palais de la Méditerranée, MURRAY HEAD en concert. J’affiche un sourire non déguisé . Murray Head… J’avais 18 ans et ce mec peut se vanter de m’avoir fait tomber amoureux (j’étais un coeur d’artichaut) au moins 241 fois avec Say it ain’t so. Et si vous comptez les fois pour América, les fois pour Eagles, les fois pour Kate Bush et les fois pour Pink Floyd vous comprendrez que j’ai eu du mal à étudier. C’est sans doute pour cette raison que je me suis mis à apprendre la guitare : pour faire des chansons et me venger .

Anaïs et moi, sous une pluie battante vers 20 h nous rendons en moto au Palais de la Méditérannée. Je ne sais pas pourquoi mais à peine devant le magnifique édifice (qui est aussi un Hôtel et un Casino) j’ai une pensée pour cette pauvre Agnès Leroux . Les gens qui sont là ,bien que n’ayant pas ma classe , sont tous des quinquagénaires(voire plus) à la recherche du temps perdu . Ma fille, à plusieurs reprises me dit qu’elle se sent seule. Elle me fait remarquer qu’il n’y a personne de son âge . Mais non lui rétorquais je ! Regarde ce jeune ado derrière nous ! Ah il est beau dit elle en se foutant ouvertement de moi !!! (il faut dire qu’elle n’avait pas tort !  Le pauvre gosse se tenait la tête entre ses mains tant le temps lui semblait long jusqu’à son retour vers l’ordi et les jeux en réseaux (je suis une mauvaise langue))

Puis les lumières s’éteignent et les applaudissements couvrent les premiers arpèges de « When I’m yours« . La voix magique de Murray envoûtante, feutrée nous transporte 35 ans en arrière. C’était le temps du Flower Power, le temps des amours sans retenus, le temps du Peace and Love. Les titres s’enchaînent, Mademoiselle, Boy on the Bridge, Los Angeles, Never Even Thought et bien sûr l’ incontournable Say it ain’t so qui lui valut une standing ovation que j’ai eu l’honneur de lancer. Après 3 h de représentation, de talent pur, de gentillesse et d’humour nous eûmes droit à trois rappels dont le dernier, One Night in Bangkok, fit ressembler la salle à une discothèque.

Merci Monsieur Murray Head ! Vous aimez la France et la France vous le rend bien !

Ps  : A la fin du concert, ma fille et l’ado déprimé étaient devant la scène à crier : Murray ! Murray!

Je vous ai ramené ce petit film de son interprétation de Say it ain’t so et quelques photos du concert
http://www.dailymotion.com/videok35m4ZA1VLciTcWqQj

 

Murray Head
Album: Murray Head
Concert de Murray Head. 06/02/2009 Palais de la Méditerranée Nice
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Murray Head 2
Album: Murray Head 2

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Plus jamais … Auschwitz.

23022009

Auschwitz, Birkenau…  2 noms, synonymes de mort.

Je m’appelle Anaïs,  j’ai  15 ans. Le Conseil général des Alpes Maritimes a organisé un voyage de la Mémoire. Un voyage à la mémoire des 6 millions d’hommes, de femmes, et d’enfants morts dans les camps nazis. LA SHOAH, tel est le nom de ce génocide… Shoah en hébreux signifie catastrophe.

Il nous a fallu rédiger nos motivations pour ce voyage. Les lettres, toutes plus émouvantes les unes que les autres, ont poussé notre professeur d’histoire à effectuer un tirage au sort. J’ai eu l’immense chance d’ être élue. Chance n’est pas le mot qui convient… mais surtout HONNEUR. Nous sommes les Ambassadeurs et Ambassadrices de notre Collège Jean Giono de Nice. Nous avons le devoir de témoigner de ce que nous avons vu et ressenti au cours de cette journée à l’aide de textes, de photos et même de poèmes pour ceux qui le veulent.

Il y a des photos que je n’ai pas pu prendre tant l’horreur est poussée à son paroxysme. Surtout celles qui touchent les enfants… Je sais que vous me pardonnerez.

A mon arrivée à Nice, hier soir vers 23h30, j’ai longuement parlé avec mon Père. Je ne voulais pas que ce témoignage reste limité à l’enceinte de mon Collège. Papa m’a proposé d’écrire un billet sur son blog. J’ai trouvé l’idée géniale. Ainsi, mon témoignage existera toujours, sans limitation de temps ni d’espace. Nous avons décidé de l’appeler PLUS JAMAIS…

Vous n’êtes pas obligés d’écrire un commentaire. Je vous demande simplement d’écrire ces deux mots « PLUS JAMAIS ». Je vous demande aussi de contacter vos amis bloggeurs et de les ramener aussi sur ce billet. Pour écrire ces deux mots « PLUS JAMAIS » Pour que « peut-être » ce billet devienne un énorme message d’amour de l’humanité. Je compte sur vous.

Merci d’avance

Anaïs

Le départ :

Nous avons rendez-vous à 4h15 le 10/02/2009 devant le collège. Mon père m’ accompagne jusqu’au point de rencontre en moto. Nous ne sommes pas très réveillés ! Le car est là, le moteur tourne. Nous faisons une bise à nos parents et nous grimpons dans le car destination l’aéroport de Nice ! Là nous embarquons à bord de l’Airbus A310 qui décolle à 7h. Le voyage se déroule bien. A bord on nous  sert un petit déjeuner complet avec chocolat chaud, jus de pomme, croissant, fromage frais, pain, beurre, confiture d’abricot. Nous atterrissons à Cracovie en Pologne à 9h environ.

Plus Jamais 1
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Le voyage de la Mémoire. Auschwitz Birkernau 02/2009 Anaïs et Jean Giono
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Plus Jamais 2
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Le voyage de la Mémoire. Auschwitz Birkernau 02/2009 Anaïs et Jean Giono
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L’arrivée :

Au dehors il fait 3°. Le ciel est nuageux mais dans l’ensemble il fait beau. Alignés devant l’aéroport se trouvent nos six autocars. Cinq pour les collèges de Nice et un pour les anciens déportés qui nous accompagnent. Nous faisons la connaissance de Violetta notre guide. Durant le voyage qui nous rapproche de notre destination Violetta tente de nous apprendre quelques mots de polonais. Puis nous avons le droit à un cours d’histoire de la deuxième guerre mondiale. L’autocar avale les kilomètres sur l’autoroute qui, il parait, est pratiquement le seul de pologne. Enfin c’est ce que j’ai retenu des explications de Violetta. L’autocar s’immobilise enfin. A quelques mètres de nous se dresse le tristement célèbre bâtiment de briques rouges qui enjambe le rail de la mort.

Plus Jamais 3
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L'arrivée à Auschwitz-Birkenau
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Les détenus arrivaient de toute l’Europe à Auschwitz-Birkenau en train, souvent après plusieurs journées passées dans des wagons à bétail. Certains mouraient durant le voyage de soif, de faim, de maladie ou encore asphyxiés.

Pendant la plus grande partie du fonctionnement du camp, les déportés arrivaient au niveau de l’ancienne gare de marchandise d’Auschwitz (la Judenrampe) et marchaient environ 1 kilomètre jusqu’à Birkenau. La voie fut prolongée au printemps 1944 pour terminer son trajet a l’intérieur de Birkenau, au plus près des dispositifs de gazage. La traditionnelle photographie où l’on voit des rails qui aboutissent à l’entrée du camp de Birkenau tel qu’il se présente aujourd’hui correspond donc à la configuration ultime du camp. Elle laisse croire qu’il s’agit de la voie de chemin de fer qui rentre dans le camp mais en fait elle est prise depuis l’intérieur du camp.

À peine sortis du train, les prisonniers subissaient la « sélection ». D’un côté, les faibles, les personnes âgées, les malades, les femmes enceintes, les enfants destinés à être gazés immédiatement. De l’autre, les adultes (en théorie à partir de 15 ans) les plus valides que les SS destinaient à la mort par le travail forcé. Souvent, le docteur Josef Mengele se servait parmi les nouveaux venus pour conduire ses expériences.

Dans tous les cas, les détenus étaient mis à nu, rasés, tatoués, dépossédés de leurs biens qu’on stockait dans des entrepôts appelés « Canada » dans le jargon du camp. Ces objets personnels étaient ensuite pour la plupart envoyés en Allemagne.

Les survivants à ce premier tri étaient organisés en groupes de travail (Kommandos) et employés comme main-d’œuvre esclave dans les usines dépendant du camp, mais aussi dans des fermes ou à l’intérieur du camp.

Les chambres à gaz pouvaient recevoir près de 2 000 personnes à la fois. Une pièce, espace douche factice, laissait entrevoir une trappe sur le toit d’où le zyklon B était jeté. C’était la mission du Sonderkommando choisi parmi les prisonniers. Les corps étaient ensuite brûlés dans les crématoriums contigus. Vers la fin de la guerre, alors que les crématoriums tournaient à plein régime, les nazis tuèrent encore plus et brûlèrent les corps dans des fosses.

En mars 1944, 440 000 Juifs hongrois sont déportés à Auschwitz-Birkenau après que la Wehrmacht eut pris le contrôle de la Hongrie. 250 000 d’entre eux furent assassinés, les autres envoyés dans des camps de travail.

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Le voyage de la Mémoire. Auschwitz Birkernau 02/2009 Anaïs et Jean Giono
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Le voyage de la Mémoire. Auschwitz Birkernau 02/2009 Anaïs et Jean Giono
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Le voyage de la Mémoire. Auschwitz Birkernau 02/2009 Anaïs et Jean Giono
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[album id="100528"]

Papa et moi, avons crée une vidéo afin de la mettre en ligne sur des hébergeurs. La voici.

N’oubliez pas. Ecrivez simplement « PLUS JAMAIS… » et faîtes passer le message à vos contacts « blogs » et même aux non bloggeurs. Ce drame ne doit jamais être oublié, ne dois jamais se reproduire.

Je compte sincèrement sur vous.

Merci encore
Anaïs

http://video.google.com/videoplay?docid=28645786719176083

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




France-Argentine 0-2

12022009

Le 19 /03/2009 est la date de l’anniversaire de mon bof beauf. Ne sachant une fois de plus quoi lui offrir, j’ai eu l’idée de ce France-Argentine du 11/02/2009 au Stade Vélodrome de Marseille. Oui, je sais, vous allez me dire : un match de foot ! Ba oui je suis désolé mais moi et les idées de cadeaux on fait pas bon ménage… Mais malgré tout permettez moi de vous remettre à votre place car voyez vous ma démarche n’était pas si nulle. Rappelez vous….  1986, stade Aztèque de Mexico,  Angleterre-Argentine, quart de finale de la coupe du monde de football. o-o à la mi-temps. Le match reprend lorsque à la 50ème minute arrive ceci : Image de prévisualisation YouTube

La Mano de Dios, the Hand of God, la Main de Dieu… La légende était née et elle s’appellait DIEGO ARMANDO MARADONNA

Ce diable de Diego suite à une mauvaise passe du défenseur Anglais avait devancé  le gardien Peter Shilton dans les airs et marqué le but de la main. Le pauvre arbitre Tunisien n’avait rien vu et malgré les contestations de l’équipe Anglaise, avait accordé le but. Alors vous me dîtes Dominique tu te pavanes devant un tricheur !? Non bien sûr ! Mais il faut accorder à ce match une dimension historique.

Il faut savoir ou se rappeler que les Argentins avaient découvert les Malouines en 1520 grâce au navigateur Esteban Gomez et que les Anglais eux, de leur coté prétendaient l’avoir découvert grâce à John Davies en 1592. Ils baptisèrent d’ailleurs ces îles, Falkland en 1692. Lorsque l’Argentine devient indépendante de l’Espagne au début du 19ème siècle, elle affirma sa souveraineté sur les îles Malouines sans que l’Angleterre ne proteste. En 1883, profitant de troubles survenus dans l’archipel, l’Angleterre intervint, expulsant ses habitants de souche espagnole et en déclarant n’avoir jamais renoncé à ses droits sur l’archipel. L’Argentine protesta, mais en vain.
En 1964, l’ONU rangea les Falkland parmi les territoires à décoloniser et demanda aux Anglais et aux Argentins de régler leur conflit par les voies diplomatiques.
En 1982, le général Galtieri (chef militaire d’Argentine), persuadé que les Britanniques se contenteraient de protester pour la forme, décida de reprendre de force les îles Malouines. S’en suivit alors un certain nombre de provocations de la part des Argentins.
Devant la menace qui se précisait, l’Angleterre envoya des sous-marins d’attaque dans l’Atlantique Sud.                
Répondant à l’envoi des sous-marins britanniques, Buenos Aires répondit par le débarquement de 5 000 fusiliers marins le 2 avril 1982.
La force d’invasion vint sans peine à bout de la minuscule garnison britannique forte -si l’on peut dire- de 70 hommes. Les Argentins occupèrent l’ensemble des Falkland, les îles de Géorgie du Sud et Sandwich du Sud.
Les Britanniques réagirent dès le 5 avril en envoyant les deux tiers de leur flotte vers l’Atlantique Sud.
Les Britanniques définirent zone de guerre un secteur de 200 milles autour des Falkland et menacèrent de couler tout navire argentin qui s’y trouverait.
Le 25 avril, la Royal Navy débarqua dans l’île de Géorgie du Sud et neutralisa la garnison argentine.
Le 30, un blocus aérien et maritime encercla l’archipel.
Les Argentins donnèrent alors l’ordre à leur marine et à leur aviation de briser l’encerclement. Le 1er mai, l’aviation britannique bombarda l’aéroport de Port Stanley alors que la chasse argentine attaqua les navires anglais.
Le lendemain, le croiseur argentin Belgrano, naviguant à la limite de la zone délimitée par les Britanniques fut coulé par un sous-marin nucléaire.
A partir de ce moment, c’est à l’aviation que furent confiées les principales attaques argentines contre les Britanniques.
Les pilotes argentins causèrent de nombreux dommages à la Royal Navy.
Le 28 mai, les Anglais s’emparèrent de Port Darwin et du terrain d’aviation de Goose Green, et marchèrent sur Port Stanley.
Les mauvaises conditions climatiques de l’hiver austral bloquèrent l’offensive généralisée.
Le général Moore, qui dirigeait les opérations, utilisa ce contretemps pour convaincre les Argentins de se rendre afin d’éviter des pertes inutiles.
Le 13 juin, l’assaut final sur Port Stanley fut donné. Les jeunes soldats argentins issus de la conscription ne purent résister longtemps face à des soldats professionnels souvent issus des commandos.
Leurs lignes furent rapidement enfoncées et, devant la déroute, et pour éviter un carnage parmi ses hommes, le général argentin décida de se rendre avec ses 8 000 hommes. Le 14 juin, les Britanniques entrèrent dans Port Stanley, mettant un terme à ce conflit.
Du côté britannique, ce conflit coûta 256 tués, la perte de 6 navires (2 destroyers, 2 frégates, un bâtiment de débarquement ainsi qu’un porte-conteneur) et de 34 aéronefs (dont 10 Harriers et 24 hélicoptères).
Du côté argentin, il semble que le nombre de tués avoisinerait les 2 000, les Argentins perdirent vraisemblablement 5 navires (un croiseur, un sous-marin, un patrouilleur, un transporteur et un bâtiment de pêche) et un nombre très important d’avions et d’hélicoptères (environ une centaine).
L’issue de la guerre aurait pu être différente si un porte-aéronefs avait été touché par un Exocet ou si les Argentins avaient attendu une année ou deux qu’ils soient retirés du service. Le ravitaillement d’une importante garnison coûtait cher et il est probable que l’Argentine n’aurait pas pu garder ces îles une année de plus.

Cette guerre contribua à la popularité de Margareth Thatcher et aida à la victoire de son parti en 1983, même si plusieurs membres de son gouvernement donnèrent leur démission, y compris le secrétaire pour les Affaires extérieures Lord Carrington  . On a aussi dit qu’il y eut un regain de respect pour le Royaume-Uni, jusque-là perçu comme un pouvoir colonial décadent.

La défaite argentine précipita la chute du régime dictatorial et amorça une lente transition démocratique.

Aujourd’hui encore les Argentins revendiquent leur souveraineté aux Malouines.
———————————————--

Voilà mon petit cours d’histoire est terminé. Vous comprenez mieux pourquoi ce but de la main a fait de Diego Maradonna un Dieu en Argentine.  Tout un peuple se vengeait de 400 ans de colonies. Je vous l’avais déjà dit les colonies c’est pas bon !!! Mais la gloire de Diégo ne s’arrête pas là ce jour là. En effet à la 56ème minute Diégo Maradonna va inscrire contre ces mêmes Anglais le plus beau but du siècle ! Il va à lui seul humilier l’équipe anglaise et propulser l’ Argentine en demi finale, puis en finale et ainsi offrir une deuxième coupe du monde à l’Argentine. Comment va t’ il les humilier? Et bien comme ça :

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C’est donc, chargé de rancœur que mon bof beauf pénètre dans le Stade Vélodrome. Il fait un froid sibérien et nos places se situent tout en haut des tribunes GANAY, là où le Mistral vous traverse les 3 doudounes que vous avez emmené. Les équipes foulent la pelouse et l’hymne argentin est vraiment respecté. Arrive alors la Marseillaise. En plus à Marseille je peux vous garantir : c’est quelque chose !
Mais là où cela devient épique c’est lorsque je me tourne et que je vois mon bof (non je n’ai plus le droit de faire ça) donc, mon BEAU FRERE chanter la Marseillaise !! PUTAIN QUELLE ERECTION !! Un Anglais qui chante la Marseillaise ! Ça décoiffe ! Je suis chauve je sais de quoi je parle (n’est ce pas cécile?)

La partie fut quelconque et Domenech copieusement hué ainsi que les bleus en fin de partie mais comme on dit : « qui aime bien châtie bien ».

L’argentine remporte 2-0 cette rencontre et ce dont je suis sûr aujourd’hui  c’est que Dieu a aussi un pied gauche et que ce pied gauche s’appelle Lionel Messi. Après une main gauche et un pied gauche j’ai peur de découvrir que Dieu est Argentin…

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Extrait du film d’Emir Kusturica « Maradona » musique de Manu Chao

 




Les carrés caramel de Baiya

15022009

Voilà à la demande générale de Ariana Lamentissimo (j’tai piqué ton expression ) et pour me faire pardonner de cette attaque franche et directe que j’ai mené contre la gente féminine en ce sacro saint jour de la Saint Valentin, je reconnais sans autres détours que sans vous mesdames nous ne serions pas grand chose. Et je l’avoue sans honte ressentir, JE VOUS AIME.

 

Voici donc en images la réalisation de ces fameux « carrés caramel » que notre amie Baiya nous a gentiment communiqué sur son merveilleux blog    NAGOYA EN FRANÇAIS.

 

LES CARRES CARAMEL :

Les ingrédients

 

120 g de farine

12 cl de crème liquide

200 g de beurre mou

4 oeufs

2 cuillerées à café de levure chimique

120g de sucre en poudre pour le caramel

240 g de sucre en poudre pour l’appareil


 

12cldecrmeliquide.jpg

 

Passez la souris de votre ordinateur sur les photos comme ça on verra sa gueule à la fin (mdr)(lol)

 

1°) Faites un caramel avec les 120g de sucres (si vous ne savez pas le faire, c’était mon cas.  Je ne suis qu’un papa !)

Attention le quantité de sucre dans le clip est de 250g ! Vous 120 ! Donc la moitié d’eau ! Soit 7à 8 cl d’eau. 2)° Une fois le caramel réalisé incorporez la crème liquide et laissez refroidir

 

crmeliquidecaramel.jpg

 

Si par malheur votre caramel durcit lorsque vous incorporez la crème, pas de panique, mettez à feu très très doux jusqu’à ce que le caramel refonde.

Laissez refroidir.

2°) Pétrir le beurre en pommade(avec les mains c’est mieux ! A l’ancienne quoi)

3°) Incorporez le sucre et faites un mélange homogène.

ptrirlapate.jpg

 

pommadedesucreetbeurre.jpg

4°) Incorporez votre « coulis » de caramel

verserlecoulisdecaramel.jpg

Bien mélanger l’appareil.

5°) Incorporez les 4 oeufs et mélangez soigneusement

incorporerlesoeufs.jpg

6°) Dans un récipient verser 240g de farine.

Puis 2 cuillerées à café de levure chimique.

MELANGER PARFAITEMENT 

240gdefarine.jpg

incorporerlalevurechimique.jpg

7°) Incorporer la farine à l’appareil en la tamisant avec l’ustensile de votre choix (chinois, passoire etc…)

tamiserlafarineetlalevure.jpg

8° Mélanger fermement jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse que vous verserez dans un plat allant au four (précision pour les blondes) et que vous aurez préalablement beurré. Le papier sulfurisé est accepté.

 

aspectdelaptetermine.jpg

Par contre ceci est interdit…

cequilnefautpasfaire.jpg

Merde ! Fait chier ! c’est le meilleur !!

Voici l’aspect de votre appareil dans le plat :

bientalerlaptedanslemoulebeurr.jpg

9°) Faire préchauffer le four à 170° Pendant 10 à 15 minutes puis faire cuire à la même température pendant 45 à 50 minutes. Surveiller pendant les 10 dernières minutes pour ne pas prendre de risques.

Contrôler vers la fin, la cuisson avec une lame de couteau. Quand la lame ressort propre, votre gâteau est cuit.

Voici le chef d’œuvre :

legteautermin.jpg

La texture doit ressembler à ça :

latexture.jpg

Moelleux et doré :

Le moment de vérité :

Anaïs goûte :

laguteuse.jpg

Sous l’œil inquiet de l’ Archange Gabriel qui prône dans mon salon et qui m’a donné sa force. Car comme vous le savez Gabriel vient de l’ hébreu « gabar el » qui veux dire la force de dieu, et qui plus est, l’ Archange Gabriel est commun aux trois religions, juive, islamique, et chrétienne. Ce qui me permet de respecter les règles de laïcité qui me tiennent à coeur.

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RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Roulement de tambour !!!!!!La décision d’Anaïs !!!!!!!!

superbonne.jpg

 

Et voilà ! J’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à faire ce gâteau et en tout cas MERCI à Baiya  qui m’a fait passer un bon week end !

 

N’oubliez pas le sondage dans la barre de menu !!!

 




TRIBUTE TO : THE WHO

19022009

THE WHO.Un des groupes les plus créatifs de la fin des années 60′s et du début des 70′s.  Roger Daltrey au chant, Pete Townshend, guitare voix, et les regrettés John Enwistle à la basse et Keith Moon un des batteurs les plus attachants, excentriques et talentueux de sa génération. Les Who ont changé le paysage musical de l’époque. Ils étaient tous issus de milieux modestes,  musiciens ou ouvriers Londoniens et ils n’ont jamais reniés leurs origines restant toujours très proches de leur public. La signature des Who était de tout casser à la fin de leurs concerts et en dehors des scènes. On  rapporte que Keith Moon aurait fait pour plusieurs milliers de $ de dégâts partout où il passait allant jusqu’à balancer une Roll Royce dans la piscine d’un de leurs hotels. L’alcool a d’ailleurs eu raison de lui à l’âge de 32 ans. De leur premier tube « My Génération » ils ont gardés cette explosivité et cette générosité jusqu’à aujourd’hui. Ce qui ne les a pas empêché d’écrire des chefs d’oeuvre tel que Behind Blue Eyes  qui bien que ressemblant à une chanson d’amour est en fait une complainte traduisant la rancoeur d’un mec  des bas quartiers (Entre autre la vie très dure de Roger Daltrey). Pete Townshend le principal compositeur du groupe est à l’origine des premiers Opéras Rocks. TOMMY en 1969 l’histoire d’un petit garçon (Tommy) qui vient au monde alors que son père est donné pour mort à la guerre. Celui ci revient quelques mois plus tard alors que la mère s’est trouvé un amant. Une histoire très sombre qui ne fit pas l’unanimité à  sa sortie. Mais qui s’imposa comme une des pièces majeures de la scène rock londonienne. 96 ème meilleur album de tout les temps. En 1973 Pete Townshend compose « QUADROPHENIA » une oeuvre relatant, dans le Londres des années 60, les problèmes intérieurs d’un ado au milieu des affrontements entre Mods et Rockers. Bien que n’ayant pas eu le succès de Tommy, Quadrophénia restera 40 semaines dans les charts Anglais. La discographie des Who est impressionnante de richesse mais à mon goût, WHO’S NEXT sorti en 1971 est à l’apogée de la carrière de cet immense groupe. Chaque titre est un monument de la rock musique. C’est un album exceptionnel que je conseille à chaque néophyte. Les Who’s ne vieillissent pas. Aujourd’hui encore ils sont mis en vedette dans les génériques de séries n°1 comme « Les Experts » avec Who Are You , Dr House avec Baba o’Riley, Les Experts Miami avec Won’t get fooled again.

Anecdote : Alors que j’étais allé rendre visite à ma soeur dans le vieil Antibes, je croise dans la foule des touristes une personne, la soixantaine, dont les traits avaient retenue mon attention. Intrigué, je décide de faire rapidement le tour du pâté de maison. Et c’est avec chance que je la croise à nouveau. Là il n’y a pas de doutes ! Je connais ce mec ! Mais qui est il ? Mais où l’ai je déjà vu ? Je décide de le suivre jusqu’à ce que la mémoire me revienne. Bien sûr je me fais discret MAIS TENACE. Et tout à coup c’est le flash ! Putain c’est lui ! Ce mec à moitié dégarni semblant sortir tout droit de l’usine avec son baise- en-ville  accroché à l’épaule n’était tout simplement que le plus grand génie créateur de la scène rock mondiale des 60′S-70′S, MONSIEUR PETE TOWNSHEND en personne. Je reste interloqué. Merde, je peux pas laisser passer ça ! J’ai les jambes molles. Mais c’est plus fort que moi, je m’approche de lui et je l’interpelle : Excusez moi, monsieur, de vous aborder (dans un anglais tremblant) mais seriez vous Pete Townsend le guitariste des Who’s ? Il me réponds avec un grand sourire et visiblement touché d’être reconnu : Oui c’est bien moi. Alors là… Que lui dire ? Un mec de 50 piges ne peut pas lui poser une question à la con comme on en poserait à Jennifer de la star’ac. Dans ma tête ça va très vite… Et puis ça sort tout seul : (toujours en Anglais ! ) Monsieur. Je voudrais vous remercier pour tout ce vous avez apporté à la rock musique et surtout pour tout ce que vous avez apporté à ma vie quand j’étais un teenager. Il m’a regardé en souriant et lâcha un « thank you very much indeed euuuuuuhhhh ?… Dominique ! lui dis je  puis il m’a demandé un morceau de papier et un stylo et a écrit ceci : Dominique, thank you for this precious minute. Pete Towshend. Le morceau de papier est encadré dans mon salon auprès de mes autres souvenirs musicaux.

Quand je repense à cet instant privilégié, je revois devant ce monstre sacré de la Rock Music, le jeune ado de 15 ans que j’étais…

Merci Monsieur Townshend.

Il m’a fallu choisir entre plusieurs clips j’en ai choisit quatre :

My Génération :

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Behind Blue Eyes :

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Won’t Get Fooled Again :
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Baba o’Riley :

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Pinball Wizard :

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Ici le lien wikipédia pour en savoir plus sur les WHO

Voilà j’espère que cette pause musicale vous aura enrichi et comme dit la chanson ! JOIN TOGETHER WITH THE BAND !




Arrêt maladie :(

2032009

En raison d’une très grande fatigue , je m’accorde quelques jours off. Je lirai et commenterai vos billets.

Je vous embrasse

Doumé

 

Voici une petite musique en attendant… Image de prévisualisation YouTube




TRIBUTE TO : ALAIN BASHUNG

8032009

Le 28/02/2009 à 20h35 est arrivé ceci :

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J’ai assisté à cette remise de trophée et soudain je me suis rendu compte de l’immense carrière de cet artiste, de tout ce qu’il a offert sans jamais se vendre ni se renier. L’homme est affaibli, certes, mais reste fier, fort et attachant. Le personnage me touche profondément. Alors à ma manière je tiens à vous rendre hommage MONSIEUR BASHUNG…

 

Alain Bashung Alain Bashung est né le 1er décembre 1947 à Paris, d’une mère bretonne et d’un père Kabyle qu’il n’a jamais connu. A l’âge de un an sa maman l’envoie chez ses nouveaux beaux parents, dans la campagne strasbourgeoise. A 5 ans il découvre la musique à travers Kurt Weill , il apprend l’harmonica.

Alain Bashung En 1959, à 12ans, il retrouve Paris et découvre les stars Rock de l’époque, Elvis, Gene Vincent, Buddy Holly. Il monte son premier groupe Les Dunces avec des copains. A Royan il rencontre de nouveaux copains avec qui il monte le groupe « Les Romantiques ». Il a alors 19 ans et leurs premiers 45t n’ont guère de succès.

ouverturealainbashungreference.jpgIl sort ainsi une douzaine de singles, dont un sous le pseudonyme de David Bergen, et deux autres, en 1971/1972 sous le pseudonyme d’Hendrick Darmen compositeur et interprète du groupe Monkey Bizness. Il compose aussi quelques titres pour des vedettes de l’époque comme Noël Deschamps, mais ne parvient pas à rencontrer le succès.

En 1973, il interprète Robespierre dans la comédie musicale La Révolution française de Claude-Michel Schönberg. Il rencontre Dick Rivers, pour qui il compose (notamment le rock Marylou).

En 1980 il rencontre enfin le succès avec Gaby oh Gaby, puis en 1981 avec Vertige de l’Amour

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Il fait enfin l’Olympia

babashung1.jpg En  1982 il collabore avec Serge Gainsbourg sur l’album Play Blessures pour se démarquer de l’énorme succès qui le met mal à l’aise. Cette attitude le rapproche des fans Rocks. Il écrit d’ailleurs : « J’dédie cette angoisse à un chanteur disparu, mort de soif dans le désert de « Gaby », respectez une minute de silence, faites comme si j’étais pas arrivé… » Ce disque sombre et torturé sera évidemment un échec commercial, mais aujourd’hui plus de 20 ans après il reste LA référence de l’oeuvre de Bashung.

En 1985 il écrit pour SOS Racisme.

En 1986 il renoue avec son ancien auteur et renoue avec le succès. C’est l’année de SOS Amor

En 1991 il élargit son public et Osez Joséphine qui se vend à 350 000 albums.

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En 1992, pour la lutte contre le Sida il reprend « Les Mots Bleus » de Christophe.

En 1993 l’album Chatterton remporte un immense succès avec son titre phare « Ma petite entreprise »

A partie de 1994 il se consacre à sa carrière d’acteur commencée en 1981

alainbashung1.jpg En 1998 il revient à la musique avec « Fantaisie Militaire ». Cet album en 1999 lui fait décerné trois Victoires de la musique, puis en 2005 sera sacré meilleur album des 20 dernières années. Sur cet album figure « La nuit je mens » qui est pour moi sa plus grande oeuvre.

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En 2002 il sort  « l’Imprudence » et la même année »le Cantique des Cantiques » avec son épouse Chloé Mons.

En 2004, paraît un double album live, La Tournée des grands espaces.

Puis tout en continuant sa carrière d’acteur en jouant entre autre dans J’ai toujours rêvé d’être un gangster de Samuel Benchetrit il multiplie les collaborations, la cité de la musique lui laissant carte blanche il y convie une pléiade d’artistes. Il proposera aussi une création de « L’homme A La Tête De Chou » autour de Gainsbourg.

swisstxt2008032588948244.jpg A partie de juin 2008 il entame une série de récitals à l’Olympia malgré une chimiothérapie pour un cancer du poumon. Dans la foulée sort l’album Bleu Pétrole.

Le 1er janvier 2009 Alain Bashung est promu Chevalier de la Légion d’Honneur.  Trois nouvelles Victoires de la Musique lui sont décernées en 2009 dont celle du meilleur Album pour « Bleu Pétrole » ainsi que « Meilleur spectacle de l’année »

Avec 11 Victoires de la musique, Alain Bashung devient l’artiste le plus récomprensé de la Chanson Française.

 

J’aimerais terminer ce billet par cette magnifique chanson d’Alain Bashung « Angora »

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Voici le texte :

 

Il m’aura fallu faucher les blés
Apprendre à manier la fourche
Pour retrouver le vrai
Faire table rase du passé
La discorde qu’on a semé
A la surface des regrets
N’a pas pris

Le souffle coupé
La gorge irritée
Je m’époumonais
Sans broncher

Angora
Montre-moi d’où vient la vie
Où vont les vaisseaux maudits
Angora
Sois la soie, sois encore à moi…

Les pluies acides décharnent les sapins
J’y peux rien, j’y peux rien
Coule la résine
S’agglutine le venin
J’crains plus la mandragore
J’crains plus mon destin
J’crains plus rien

Le souffle coupé
La gorge irritée
Je m’époumonais
Sans broncher

Angora
Montre-moi d’où vient la vie
Où vont les vaisseaux maudits
Angora
Sois la soie, sois encore à moi…
 

Billet rédigé à partir de la source Wikipédia. Si vous désirez de plus amples informations sur Alain Bashung Cliquez Ici

 

FLASH INFO : Alain Bashung est mort cet après midi samedi 14 mars à l’hôpital St Joseph de Paris. A l’âge de 61 ans. La Chanson Française perd un GRAND MONSIEUR.

 

 

 

 

 

 

 

 




Voilà c’est fini…

11032009

 

 

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Le Songe.

Je m’étais assoupi depuis longtemps déjà    

Au détour d’un pays où les gens n’étaient pas

Où des chiens insomniaques traînaient leur misère,

Dans des jardins d’enfants qui n’en avaient plus l’air.

 

Je rêvais d’un village au delà des abysses,

Dont les Dieux capricieux avaient tracée l’esquisse 

Je rêvais de toi dans un fiacre vaporeux

Traversant ma vie et ses chemins scabreux.

 

Mais là où mon œil voit ,

Songes vous n’êtes pas.

Tout se rendormira ,

Rien ne recommencera…    

 

Dominique Gauze                                                                                                                    

 




Au feu rouge…

17032009

5139.jpg Je suis dans une file de véhicules. J’attends que le feu passe au vert. Je regarde cette jeune « rom » d’environ 10,12 ans quémander quelques piécettes. Je me demande comment était sa vie avant la France. Ses parents sont sûrement des victimes du régime de Ceaucescu. De quoi sera fait demain pour cet enfant. Sans doute sera elle très bientôt destinée à enfanter pour éviter à la famille d’être reconduite. Combien de ses enfants finissent dans des réseaux de prostitution ? Son visage est triste, sale, fatigué. Chaque jour, je passe là et je trouve que ses yeux ne  sont plus ceux d’enfants, son regard est tellement dur…  Je ne peux m’empêcher de penser à ma fille. Sommes nous à l’abri d’un tel drame ? Le monde actuel est il assez stable pour ne pas basculer. Je suis inquiet, j’ai peur parfois en silence.

A ma droite, un autre véhicule s’immobilise. Au volant une belle femme, à l’arrière son fils sans doute, 10 ans, 11 ans peut être. La petite « rom » se dirige aussitôt vers eux dans l’espoir d’un geste. La vitre arrière s’abaisse et c’est le gamin qui prend la parole ; On a rien pour toi lui balance t’il avec méchanceté, et de rajouter, va te laver !  La mère devant son volant est pliée de rire. Le feu passe au vert, elle démarre vite. Je reste pantois, sans réaction. La petite »rom » pleure…

Bien sur, il est difficile de donner à tout le monde, bien sur les temps sont durs, la crise est là, palpable, mais que côute un peu de compassion ? Que côute un sourire ? L’homme ne se respecte t’il plus ? Mais que devient le monde ?

 

Ma suggestion musicale du jour :

Amateurs de blues, je vous propose ce petit bijou :

Beth Hart : Am I the one ?

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Janis ! écoute cette petite ! Putain !!! Quel talent !




Voilà où mène la crise chez les Musicos…

24032009

Le monde de la musique est atteint de plein fouet par la crise. Baisse des ventes de cd, augmentation logique du prix des places de concert. Oui mais voilà les gens ont peur et n’osent (hors mis pour quelques monstres) dépenser de si grosses sommes pour une place de spectacle. Nous assistons donc à plusieurs annulations de concerts sous des prétextes différents, la vrai cause étant l’absence de vente de billets. Je vous propose aujourd’hui un aperçu des orchestres de demain. Plus de musiciens ! donc plus de salaires à verser pour le producteur des tournées, donc baisse du prix des billets ! C’est vrai qu’au niveau du jeu de scène cela ne sera pas terrible, mais on peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre !

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Mais en attendant de pleurer sur nos mutuelles (lespauls) pardon euh épaules ! (encore les mêmes qui comprennent pas ;) ) je vous propose cette suggestion musicale qui nous replonge dans le paysage rock de l’année 1974. Le groupe Sparks (américain) allait inonder les ondes radios de son merveilleux This Town Ain’t Big Enough for Both of Us. Ce titre allait se classer au top de tous les charts Européens. Je tiens à souligner, et vous  le reconnaitrai j’en suis sûr, que la pop des années 80 s’est largement inspiré de ce groupe. Image de prévisualisation YouTube




Aujourd’hui j’ai 51 ans !

30032009

Et oui déjà ! J’ai même pas terminé de vous raconter mes 50 ans (c’est une honte pour mes amis qui attendent leur chapitre ! mais je vous promets que je vais continuer et le finir. Donc attendez vous à en bouffer du 50 ans !)

Donc j’ai 51 ans ! Dans mon miroir un rapide contrôle me rassure. Rien n’a vraiment changé depuis hier soir. Je cherche une idée sympa pour marquer le coup sur mon blog. En vain. Et tout à coup !!! Euréka !!! Rien ne sert de parler parfois !!! Alors voilà en images ces 51 dernières années !

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2 mois ! avec ma jolie Maman

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2 ans !

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6 ans
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12 ans avec ma soeur Elisabeth 2 ans

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16 ans

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26 ans

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33 ans avec ma cousine Daniella (Rome 1991)

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40 ans, dans mon PMU à Nice

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42 ans avec Anaïs 6 ans

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51 ans !!! A votre santé !!!

 

La sélection musicale de mes 51 ans :

de 1958 évidemment et pour faire plaisir à Montana

Serge Gainsbourg /Le poinçonneur des Lilas

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Etes vous de gauche ?… Ou de droite ?

3042009

Je vous demanderai de regarder cette vidéo jusqu’au bout avant de vous prononcer…

partie 1
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partie 2
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Alors ? De gauche ou de droite ?

Ma suggestion musicale du jour : ces deux là ont trouvé la solution semble t’il !

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Tiger Woods ? Moi ? Mais non !! Cat Woods !!

21042009

dscn04752.jpgEt non malheureusement je n’ai pas le niveau de Tiger Woods Triste, mais j’ai au moins le même amour que lui pour le golf, et c’est déjà pas mal. Vous êtes nombreux à dire que, autour de vous, untel ou untel s’est essayé au golf et que, depuis il a attrapé le virus. Et bien, C’EST VRAI ! Le golf est un sport merveilleux. On peut y jouer entre amis, en famille, et sans limites d’âge. On peut y déjeuner, boire un coup, ou bien retrouver des amis dans un cadre souvent extraordinaire. Pour les débutants, des professionnels se tiennent à votre disposition pour vous initier. Le prix de groupe est souvent très attrayant ! 10 € par personne pour deux heures ! (plus 4 € les 45 balles x 2 = 8 €). En gros, 18 à 20€  l’initiation. Bien sûr le prix d’une heure de cours particulier est plus lourd ! Au bout de quelques leçons votre professeur vous attribuera une carte verte qui attestera de votre aptitude à jouer sur un parcours.

dscn04792.jpgDe manière générale, le golfeur est irritable. Il ne supporte pas que des joueurs trop lents, devant lui, le freine. C’est pourquoi de nombreux clubs demandent un certain niveau en fonction des jours (semaine ou week-end).  Il faut bien comprendre que les départs étant espacés de 10 mn, un joueur inexpérimenté aurait tôt fait de créer un embouteillage et se ferait remonter les bretelles par ses poursuivants dans un premier temps puis par le commissaire de parcours dans un second. Ce dernier pouvant le cas échéant lui demander de quitter le parcours. Afin d’éviter ces désagréments les hôtesses d’accueil vous demandent, au moment de votre inscription, votre licence où apparait votre index (niveau).

dscn04802.jpgL’index : Un joueur de golf lorsqu’il débute se voit attribuer un index par la fédération. Cet index est de 53,5. Son club (ou d’autres) lui proposeront régulièrement  des compétitions dîtes de classement. En fonction de ses résultats son index sera revu à la hausse ou à la baisse, cet index ne pouvant en aucun cas dépasser 53,5. Il faut savoir que les professionnels sont ceux qui ont atteint l’index 0.  Comment calcule t’on l’index ? Selon une méthode très complexe tenant compte du niveau du parcours, du niveau du joueur. Un joueur confirmé étant, c’est logique, plus handicapé qu’un joueur débutant. Ce mode de comptage a pour nom : Stabbleford. Cette méthode Stabbleford permet ainsi à de « petits joueurs » de rencontrer des pros ! Au moment du renouvellement de la licence votre nouvel index apparaitra et vous remplira de fierté !!! Comment ! Que dîtes vous ? Quel est mon index ? Et bien je suis 26,5 et cela fait un an et demi que je joue ! Pas mal Non !

Trou n°2 Nice Country Club Qu’apporte le golf ? : Plusieurs choses à mon sens. Concentration, introspection, détermination, remise en question de soi, humilité, voilà pour le coté « mental ». En ce qui concerne le physique il est étroitement lié au mental car rester concentré pendant 18 trous est terriblement éprouvant. Un parcours de golf de 18 trous varie de 5 à 7 km allant des paysages les plus « plats » aux paysages les plus vallonnés ou vos appuis au sol ne sont jamais « plat » et là croyez moi lorsque s’achève le parcours vous n’êtes plus tout à fait fringant. Sachant qu’un sac de golf pèse environ une vingtaine de kilos. Mais ce que j’aime par dessus tout dans ce sport c’est sa convivialité. Il faut dire que mon club le « Nice Country Club » est un des rares ou règne une ambiance de franche camaraderie où les « matières grises » et les « petites mains » se côtoient en toute simplicité.

 

François LamarreAu sein de l’entreprise qui m’emploie, j’ai eu l’envie de partager cette passion avec mes collègues qui étaient intrigués de me voir aller et venir avec mon sac de golf. Et la réaction a été super !!! Nous sommes maintenant une douzaine, une fois par mois, à prendre un cours de deux heures avec François Lamarre qui, il faut le savoir , a remporté l’Open du Danmark il y a quelques années lui permettant ainsi de se mesurer aux grands noms du PGA, tel que Jack Nicklaus et John Daly. François nous fait travailler, et filme nos progrès.  Une fois le cours terminé, nous rejoignons le club house où une table nous attends. Nous rejoignent ceux qui n’ont pas voulu suivre le cours, et se greffent aussi quelques golfeurs du club. Le pastis coule à flot , l’eau un peu moins ! . L’ambiance est bonne enfant et Bacchus aidant, les derniers remparts s’effondrent ! (là je plaisante !!!).

Voilà je voulais partager avec vous ces quelques instants de bonheur et si par hasard à la lecture de ce billet il vous venait l’envie d’essayer ce sport, alors j’aurais réussi mon coup !

Voici, pour vous, en images, mon dernier week end golfique.

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Maurice, détient le record du parcours de Nice avec -10 !!!!

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Cécile et son zamoureux !
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Anthony (à droite) m’a offert mes premiers clubs de golf

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Roland (à droite) un sacré joueur ! Et là y’a rien ?
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Mark mon beauf (il a de la dynamite dans les bras !) et

Juju le fils de Roland UN FUTUR GRAND JOUEUR !

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Fred à gauche et Anthony à droite (il était temps que le

café arrive !)

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Marie Luce et Géraldine les « cheerleaders »

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Anthony : je profite que Fred tourne la tête sinon il va

tout boire )

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Les potes de Cécile !
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Antoine et Anthony : un grand amour !

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La classe à l’état pur…

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Allez Juju ! Dans la boîte !

 

Voilà mes amis ! Je vous embrasse et … à bientôt !

 

 





Copenhague 2009 ULTIMATUM CLIMATIQUE

8112009

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ACDC à Nice 15/06/2010

16062010

     ACDC à Nice le 15/06/2010

Je me lève de bonne humeur ce matin. Nous sommes le 15 juin 2010. Il est 9h et je me sens vraiment en super forme. J’ai pris une journée de repos pour assister au concert que donne le prestigieux groupe de rock « ACDC »au Stade Charles Ehrmann de Nice.ACDC… C’est avant tout, pour moi comme pour des millions de personnes de mon âge, un groupe qui a traversé les trente sept dernières années sans jamais trahir l’âme du Rock & Roll, en donnant tout, sans jamais tricher. Un vrai groupe , tout simple, dont les tempos si carrés vous donnent l’impression  d’être capable de les jouer et vous fait vous en vouloir ne ne pas avoir pensé à les écrire. N’est pas un Rocker qui veux…

ACDC c’est au départ, en 1973, cinq copains Australiens d’origine écossaise partis à la conquête du monde. Ils vont inonder les cinqs continents de leurs riffs infernaux. ACDC c’est Brian Johnson au chant, Malcolm Young à la guitare rythmique, Cliff Williams à la guitare basse, Phill Rudd à la batterie et bien sûr le diabolique Angus Young, lead guitar, dans son éternelle tenue de collégien. Je ne saurais oublier le premier chanteur du groupe, Bon Scott, qui nous a quitté beaucoup trop tôt et qui donna ses lettres de noblesse à ce fantastique groupe.

ACDC, c’est en 1980 que pour la première fois je les voyais « live » à Paris. J’avais 22 ans… Et ma petite sœur sur mes épaules en avait 12 !!!!

ACDC c’est aussi le fameux Whole Lotta Rosie que je chantais avec mon groupe de hard « Service Compris » en 1981…

Donc, il est 9h en ce 15 juin de l’an de grâce 2010 et cette journée s’annonce exceptionnelle. En effet, ma fille Anaïs, 16 ans, m’accompagne et assiste à son premier gros concert.

Je pointe le nez à la porte de la maison et là !!! catastrophe !!! le ciel est noir, menaçant. J’avais oublié que la veille, Météo France avait classé la Côte d’Azur en zone orange. Pour vous faire réaliser l’importance de la tempête qui était redoutée sachez que Draguignan à 80 km de Nice en ce 15 juin a compté 25 morts et 15 disparus. ( je ne l’appris qu’à mon retour)

Je me dis que ce n’est pas possible, que Dieu n’aime pas ACDC, mais pourtant il m’aime Dieu !  Donc, il ne peux pas me faire ça. Je décide de rester positif et de passer outre mes inquiétudes.

Je quitte la maison à 10h 30 pour être au Nikaïa (lieu du concert) à 11h. C’est là que je dois rejoindre ma soeur et ma fille. Le temps est stable mais orageux. Nous décidons de nous attabler au Texas Truck pour nous restaurer. Les premiers fans sont là arborant leurs plus beaux T- shirts aux couleurs du groupe et je les entends se remémorer les exploits d’Angus et sa bande, chacun étant convaincu d’avoir vécu une complicité unique avec un  des membres d’ACDC au travers un regard, d’une pose, d’une dédicace… Ainsi se construisent les légendes…

Ce qu’il y a d’attendrissant dans ces concerts de groupes de plus de 30 ans comme les Stones, U2, Pink Floyd, Acdc etc etc, c’est ce public intergénérationnel. Il est composé de très jeunes (derrière moi dans les tribunes un p’tit garçon de cinq ans avec ses parents), d’ados comme ma fille, de jeunes adultes comme moi (lol) et d’anciens voire de très anciens sortant pour l’occasion de la cave leurs vieux Perfecto et leurs Tiags histoire de retrouver quels heures leurs 20 ans… Ils  arrivent de partout ! Du nord, de l’ouest, de l’est, de Belgique, d’Italie, d’Angleterre, et même du pays du soleil levant pour pouvoir dire, J’Y ETAIS…

Ma soeur et ma fille ont pris des places « Pelouse or » pour pouvoir vivre l’instant au plus près des artistes. Moi mes vieilles lombaires m’obligent à prendre des places en tribune. Mon beau frère Franck grand fan de la première heure me rejoindra plus tard dans l’après midi.

Nous nous séparons donc. Il est 12h45. Au premier stand de produits dérivés je m’offre une paire de cornes de Diable fixées sur un serre tête et qui est devenu (depuis l’album « Hell’s bells) le signe de ralliement des fans d’ACDC. Il ne me reste que 4 heures à attendre avant l’ouverture des portes…

Je suis seul dans le labyrinthe de barrières permettant de filtrer le public et ainsi d’éviter les mouvements de foule. Je dois être parmi les 300 premiers mais en vérité quelle importance puisque ma place est numérotée mais je ne veux pas banaliser l’instant, je veux le vivre comme un vrai fan, dans son intégralité, pour pouvoir le partager avec vous à travers ces quelques lignes. Le temps est long… Le temps est pluvieux et quelques gouttes ponctuelles font redouter le pire… Certains fans sont assis en groupe et consomment bières et sandwiches, d’autres lisent, d’autres organisent des quizzs sur ACDC, d’autres enfin, comme moi, observent en silence. De temps à autres les techniciens de la sonorisation nous balancent des bruits blancs assourdissants pour tester les monstrueux murs d’enceintes. Chacun des essais se ponctuant par des hurlements du public qui se fait de plus en plus nombreux. La tension monte… Les bruits blancs sont remplacés par des essais d’instruments qui reprennent les thèmes principaux du groupe (entre autre Highway To Hell). Les éternels essais de voix, one two test, one two test nous aident à prendre notre mal en patience.

16 heures… Ce qui devait arriver… arriva. Le ciel, soudain, s’obscurcit, de grosses gouttes d’eau s’abattent sur nous, espacées d’abord, puis peu à peu nous nous retrouvons sous une averse qui durera près d’une heure. J’avais préparé un k-way, je l’enfile mais son efficacité est de courte durée, une demi heure plus tard je sens l’eau couler sur mon torse, c’est pas grave il me reste 7 à 8 heures à tenir… Autour de moi c’est le branle-bas de combat !! Certain sont en t-shirts et n’ont rien prévu, ceux là auront recours à tout les moyens pour limiter les dégâts. J’en vois même à mes cotés qui vident des poubelles pour improviser des pares pluies de fortunes. Les organisateurs(je pense) en deux temps, trois mouvements rapatrient sur site des cartons de cirés en plastiques transparents dont je ne bénéficierai pas malheureusement. Mais la peur s’installe que le concert soit annulé…

17 heures… Je vois devant moi, à 50m, les services de sécurité se mettre en place et cela semble plutôt rassurant.  Je ne me trompe pas car j’aperçois les premiers fans s’engouffrer dans le stade au pas de course afin d’obtenir la meilleure place possible devant la scène… Je ne suis pas concerné car comme je le précise plus haut ma place est réservée mais je ne peux m’empêcher de penser à ma fille et ma soeur qui doivent certainement elles aussi jouer des coudes. Je m’adresse à une hôtesse qui, avec de grands sourires m’aide à trouver ma place. Je suis un peu déçu car je pensais être assis dans les tribunes couvertes mais le copain (Joël) qui m’a offert la place a pris une tribune Nord qui elle est « plein ciel »  » ! Je réglerai ça en rentrant … Mon beau frère Franck me rejoint. Il est 17h30… La pluie s’est calmée momentanément…

17 h 50… Nous sommes presque 30000 et le flot des fans n’en finit pas de grossir… Je reçois un SMS de ma sœur qui m’informe qu’elles sont aux premiers rangs, elles sont folles de joie ! Je suis un peu inquiet… J’imagine ma fille au milieu des  pogoteurs… On a tous eu 16 ans…

18h00… Soudain le public gronde et les bras se lèvent vers le ciel, d’où je suis  les musiciens qui rentrent en scène ne font pas plus de 3 centimètres de haut et les écrans géants ne sont pas allumés. Ce sont les Killing Machines un groupe de Métal Américano Allemand si j’ai bien compris… Musicalement c’est pas trop mal mais j’ai  un peu de mal avec le chanteur qui me fait me demander si sa voix ne serait pas la résultante d’une électrocution ou d’un problème génital. Mais j’ai trouvé sur « my space » leur fiche avec des titres pas trop mauvais. A vous de juger…

19h30… Slash entre en scène… Le son est bien meilleur mais toujours pas d’écran géant. Il se présente avec son nouveau groupe « The Velvet Revolver ».  N’ayant pas de chanteur attitré il a fait appel pour les 2 dates de Nice et du Stade de France à Miles Kennedy l’excellent chanteur de Alter Bridge. Comment ? Vous ne savez pas qui est Slash ! Désolé… Slash est l’extraordinaire guitariste de Gun’s & Roses qu’il a quitté voici quelques années pour incompatibilité d’humeurs. Civic War et Sweet Child O’ Mine sont deux merveilles où le jeu de Slash prends toute sa dimension. Il vient d’être nommé 2ème meilleur guitariste rock de tout les temps derrière Jimi Hendrix par une enquête du très sérieux Time Magazine. J’ai préféré vous proposer le passage de Slash au Stade De France 3 jours plus tard, la vidéo étant de loin, de meilleure qualité. Sa prestation à Nice fut un immense succès et une mise en bouche prestigieuse pour ce qui allait suivre… La pluie ne tombait toujours pas…

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20h50… La pluie tombe à nouveau lorsque les quatres écrans géants laissent apparaître le dessin animé servant de support à l’intro du concert d’ACDC. 45000 fans en délire tendent les bras vers le ciel  comme si le Messie allait apparaître d’un instant à l’autre. Toutes les cornes sont allumés et forment une immense nappe rouge. On entend la foule scander ANGUS ! ANGUS ! Sur l’écran le train s’emballe et Angus avec sa queue de diable en découd avec deux superbes créatures… Le train s’encastre sur scène tandis que surgissant des fins fonds des flammes de l’enfer situé au milieu de la foule Angus Young nous terrasse avec sa vieille Gibson SG Standard en plaquant les premiers accords de Rock & Roll Train.

Plutôt que d’utiliser des mots, qui ne seraient en aucun cas assez forts pour traduire cette grande messe du R&R, j’ai découvert sur youtube « jeanmarie06″ qui en hommage à Denis, un de ses amis disparu a filmé l’intégralité du concert en qualité HD. Il m’a donné son accord pour que j’expose ses vidéos sur mon modeste blog. Je dédie à cet ami, Denis, cette page…

Voici, de l »intro au final grandiose en passant par l’incroyable solo de Angus sous une pluie diluvienne, l’étape Niçoise du ACDC BLACK ICE TOUR 2010. Pour les professionnels de la presse, tout comme pour les fans qui les ont suivis à travers le monde, ce concert niçois a été le plus beau et le plus intense de la tournée.

Ainsi vous pourrez dire comme nous… J’Y ETAIS.

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LE régime de Doumé : 1ère partie / La génèse

20072010

J’ai 52 ans…

JE SAIS… Je vous entends d’ici… Oh la la, qu’est ce qu’il nous gave avec ses 52 ans ! 52 ans par ci, 52 ans par là, les lombaires par ci, l’arthrose par là ! Et bien détrompez vous mauvaises langues ! J’ AIME MES 52 ANS !!!  J’ai gagné en tranquillité, en sérénité, en sagesse, j’aime les choses qui m’entourent, les fleurs, ma petite maison, ma famille, ma femme, ma fille, ma maman, ma soeur sans oublier mes chiens Cannelle et Bandit et tout les amis qui m’entourent ou ceux qui ont traversé ma vie…

Pourtant… Il y a quelque chose qui me ronge, qui m’obsède, qui me hante, qui me désespère, qui s’est installé de manière sournoise, lâche… je veux vous parler de mon poids !

MON POIDS !!!

Mais commençons par le début, le pourquoi du comment…

J’étais un fumeur, un gros fumeur… Ma consommation ne variait pas d’un iota, un paquet et demi de gitanes sans filtres il y a 30 ans puis je suis passé aux blondes il y a 20 ans. Toujours un paquet et demi par jour… Cela peut paraître étrange mais je n’aimais pas vraiment fumer. J’avais souvent des hauts de cœurs et j’enchaînais les bronchites poussant le vice jusqu’à fumer avec un point de pneumonie. Je savais que je jouais avec le feu. Cette putain de clope avait eu raison de mon père. Les médecins en 81 lui donnèrent quelques mois à vivre… Il lutta pendant huit ans pour donner à ma soeur les armes pour s’en sortir dans la vie. Elle n’avait que treize ans quand il apprit sa maladie… Ces huit années furent son calvaire, son chemin de croix. Huit années au bout desquelles il lâcha prise en mai 1989… Epuisé…

Pourquoi est ce que je vous raconte ça ? Parce qu’un jour où nous discutions de sa maladie, il m’avouât que ma soeur, vers l’âge de six ans, lui avait demandé d’arrêter de fumer. Une force intérieure lui avait intimé d’écouter son enfant. Il ne s’arrêta malheureusement pas et cet instant lui revenait sans cesse en mémoire, il avait été si près de renoncer. Il se disait que, peut-être, les choses auraient été différentes…

PREMIER SEISME :

Nous sommes en 2000, ma fille a six ans. Elle rentre de l’école, me regarde fixement et me demande : « Pourquoi tu fumes papa ? » La question qui tue… Que répondre à cet enfant sans altérer l’image de l’adulte responsable que je suis censé représenter ! Plusieurs réponses me viennent à l’esprit…

1)  J’adore la sensation que procure la première bouffée du matin à jeun ! (j’écarte très vite cette réponse)

2) Avec ma clope je suis un vrai mec  ! (Nul Essaye encore)

3) Papa a voulu faire comme ses copains quand il avait 20 ans et maintenant il a beaucoup de mal à s’arrêter. (Tu vois quand tu veux !)

La réponse 3 fut ce que je répondis et la réplique d’Anaïs, sans appel ne se fit pas attendre : « Mais papa, si tu fumes, tu vas mourir et tu ne pourras plus t’occuper de moi… » Instantanément je repensai à mon père, à cette discussion qu’il avait eu avec ma petite sœur quelques années auparavant… J’avais le devoir d’essayer de faire que l’histoire ne se réitère pas, qu’il ne m’ait pas raconté ça pour rien, qu’il ne soit pas parti pour rien… Je promis solennellement d’arrêter de fumer sachant pertinemment que je n’étais pas encore prêt. Mais une parole est une parole à fortiori quand elle est donnée à la chair de sa chair…

DEUXIEME SEISME :

Juin 2001 : La nouvelle tombe comme un couperet. Brutale, froide, nous replongeant 20 ans en arrière… Ma mère à un cancer. Du sein. Son moral n’est pas des plus brillants et le notre non plus. Le sort s’acharne… La ronde des examens recommence avec son lot d’attentes interminables dans l’espoir qu’au bout, les résultats ne seront pas dramatiques. Ma mère ne veux pas se soigner. Elle veux partir, elle ne veux pas souffrir. Comme je la comprends ! J’avais moi même juré que je préfèrerais mourir plutôt que d’endurer ce que mon père avait supporté… Oui mais voilà c’est ma mère, ma maman, celle qui m’a mis au monde, celle qui a toujours été là dans les bons comme dans les mauvais moments, celle qui me chantait des chansons pour m’endormir quand j’avais peur la nuit, celle que je regardais sans cesse tellement elle était belle, celle qui m’a toujours ouvert sa porte quand ma vie battait de l’aile. Cette femme là ne pouvait pas renoncer…

La promesse que j’avais faite à ma fille quelques mois avant était toujours présente à mon esprit. Il me fallait juste un déclic pour me lancer et affronter ce gigantesque défi qu’était l’arrêt du tabac… Alors un soir, dans une rue du Vieil Antibes, alors que  je marchais au bras de ma maman qui n’avait vraiment pas le moral, c’est sorti comme ça, tout simplement  : « Maman si tu te soignes je te donne ma parole d’homme que je m’arrête de fumer sur le champs » Elle m’a regardé et m’a répondu : « J’ai ta parole ? » « Tu as ma parole » rétorquais je.

Ma mère s’est soignée avec courage et elle est aujourd’hui guérie. Moi depuis Août 2001 je n’ai jamais retouché une cigarette…

à suivre, prochainement, le second chapitre, « la descente aux enfers ».

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LE régime de Doumé : 2ème partie / La descente aux enfers

25072010

Je n’ai plus touché une cigarette depuis Août 2001…

Mais revenons à ce fameux mois d’août 2001…

Voilà une semaine que je ne fume plus et je ne suis pas à prendre avec des pincettes. Il faut dire que j’ai vraiment choisi le bon moment. Coté boulot c’est pas terrible. Isa et moi avons perdu notre brasserie un an plus tôt pour des raisons que je tairai. Je me suis retrouvé à travailler sur les chantiers. Je n’avais pas le choix. Il fallait que ça rentre. Dans l’urgence on avait été obligé de prendre une maison délabrée. Tout le monde me prenais pour un fou,  je le voyais dans le regard  des gens. Quand j’y repense, ils n’avaient pas tort. Il y avait un trou d’un mètre dans le plafond, un seul câble alimentait toute la maison en électricité; certains murs étaient branlants et il y avait des cafards partout. Croyez moi je n’en rajoute pas. Mais la petite maison me disait « prends moi, ne me tourne pas le dos » Le premier hiver avait été si rude qu’on dormait avec nos chiens,Voyou et Bandit deux Bergers Allemands, pour avoir chaud. Pas de chauffage, pas d’eau chaude. La merde, la vraie merde… C’était pratiquement un squat…  J’étais tout en bas… J’étais descendu aux enfers…  Mais on était ensemble Isa et moi et ça c’était le plus important. Isa ne m’a jamais montré son angoisse, elle souriait tout le temps, jamais un reproche, jamais une mauvaise parole, elle portait tout sur ses épaules sans mots dire. Souvent nos coups de blues se terminaient dans un fou rire. Anaïs dont je n’avais pas encore la garde pouvait venir nous voir et dormir à la maison. Le noyau était là, fort, c’était vraiment le plus important…

C’est dans ce contexte que j’ai donné ma parole d’arrêter de fumer. J’étais un peu masochiste je crois. De plus Isa fumait et ne s’est jamais caché pour fumer.

La première semaine fut cauchemardesque. Je tournais en rond, je pestais, râlais, m’emportais, vociférant ma colère sur quiconque se mettait en travers de mon chemin. J’attendais le soir avec impatience pour m’endormir et oublier. Le matin était pire ! Une horreur ! Je ne savais pas comment me comporter sans ma clope !  J’avais l’impression d’être nu, je me sentais vulnérable. Je n’avais plus mes béquilles. Alors j’ai écouté tout le monde, j’ai bu des litres d’eau, mâché des kilos de bois de réglisse, sucé des trombones qui donnent un goût de fer dans la bouche. Rien n’y faisait, rien ne me calmait. Au bout d’une semaine Isa, n’en pouvant plus me dit : << Si c'est pour te mettre dans cet état, allume une cigarette ! Tu deviens invivable !!>> Aussitôt dit ! Aussitôt fait ! Solennellement j’allume ma cigarette, la fumée qui passe dans ma sphère laryngée me brûle puis, comme sous l’effet d’un bon vieux pétard des années 70 ma tête se met à tourner, à tourner, à tourner pour enfin se terminer dans un haut de cœur pour ne pas dire autre chose. Je me sens ridicule comme un gosse qui vient de fumer sa première clope. Mais surtout, je suis déçu  de ne pas avoir réussi à tenir.

Mais c’est mal me connaître ! Ma réaction est immédiate : J’arrête de fumer !!!

A suivre, prochainement, le troisième volet : « le patch libérateur »…

Mon coup de cœur musical : Train/Hey Soul Sister

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Pour détendre l’atmosphère…

31072010

 

 

Un belge passe quelques jours en France. A son ami français il demande :

<< Vous avez fait la Guerre d'Algérie en France une fois ?>>

L’ami de lui répondre : << Oui effectivement...>>

Le Belge : << Et vous avez gagné ?? Une fois>>

L’ami : << euh... Pas vraiment... Pourquoi ?>>

Le Belge :<< Et bien... Une fois... C'est quoi tout ces prisonniers ?

 

Mon coup de cœur  musical : KOKO TAYLOR / I’m a woman

Née en 1928 à Memphis elle fut surnommée « The Queen Of Blues ». Koko Taylor inspira les plus grandes voix telle Janis Joplin. Elle nous a quitté en juin 2009

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Luciano Pavarotti

27072010

Vous me manquez tellement Monsieur Pavarotti…

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LE régime de Doumé : 3ème partie / Le patch libérateur

3082010

Je suis vraiment décidé à ne plus fumer, cette dernière cigarette n’avait pas d’intérêts. Je m’attendais à … Je ne sais pas trop d’ailleurs à quoi je m’attendais…

Ce qui est sûr c’est que la partie va être dure. Très dure. Je sens qu’un énorme bras de fer va s’engager entre moi et cette merde, entre moi et le cowboy, entre moi et leurs saloperies d’adjuvants. Pour ceux qui ne savent pas, cliquez ICI. Convaincus ? Ces salopards utilisent des produits addictifs et cancérigènes.

Je me renseigne de droite et de gauche sur les moyens qui s’offrent à moi pour terrasser le cowboy. Quand j’y pense ! En plus du fait qu’ils se foutent de ta gueule en te faisant assimiler ton image à celle du héros de l’Ouest Américain, ils poussent le vice jusqu’à lui mettre un lasso entre les mains, certainement pour attraper le bétail  que nous sommes.

Donc… Au terme de mon investigation, j’écarte d’emblée l’acuponcture pour l’avoir essayée. J’apprendrai par la suite qu’il n’existe pas de point « tabac ». L’acuponcture utilisée dans le cadre du sevrage tabagique agit exclusivement sur le système nerveux. D’où l’immense fatigue qui s’en était suivi. Les cigarettes NTB (pour ne pas les citer) sont tout aussi dangereuses , donc je les écarte aussi. De plus mon instinct me dit que je dois aussi me débarrasser « du geste ».  Ahhhhh… le geste ! Le beau geste du fumeur qui vous fait ressembler à James Dean dans « La Fureur De Vivre »  ou à Humphrey Bogart dans « Casablanca » ce beau geste de séducteur… Mais la vérité est tout autre. Ce geste n’est que le reflet d’un manque de confiance. Les dérivés nicotiniques sous formes de gommes ne m’attirent pas non plus car me connaissant je sais que la boîte  va y passer et que je ne ferai que transférer mon addiction.

Je décide de demander l’avis de mon médecin. Après avoir passé à nouveau en revue les différentes possibilités de soutien au sevrage nous concluons que le patch nicotinique serait le plus adéquat pour ma démarche. En effet, une fois posé le patch distille sur 24 h par voie dermique la dose de nicotine correspondant à votre consommation de tabac. Le but du « jeu » étant de désaccoutumer le fumeur en diminuant au fil des mois la dose de nicotine. Cependant il reste à savoir si « s’envoyer » une telle dose de nicotine dans le sang est très bon… Je ne pense pas ! Cependant l’avantage indéniable du patch est qu’il est strictement interdit de fumer une fois celui ci posé. Le risque est évident.

Courageux mais pas téméraire tel est mon cas ! BANCO je me lance ! En avant pour le patch !! Je me présente chez mon pharmacien et fièrement je lui demande une boîte de patch pour un mois, pour une personne fumant environ deux paquets par jour. L’apothicaire me gratifie d’un sourire me confortant dans ma décision et me rappelle que fumer en portant le patch est très dangereux ( je sais coco ! c’est pour ça que je le veux !). Je devrai revenir dans un mois pour passer au patch à teneur nicotinique inférieure…

Premier matin : Je me lève et c’est dur, je pense aussitôt à mon pote le cowboy. Mais il change vite de tête et en perd même son Stetson quand il me voit sortir du sachet ma boîte de patch. Je le regarde en rigolant puis je baisse mon slip et je me colle le patch sur la fesse droite. Le cowboy à compris… Il  fait demi tour et disparaît dans les Rocheuses… Je ne l’ai plus jamais revu… Je ne dirais pas que cette première journée fut dure, non non, elle fut vraiment très dure. Mais au moins j’étais armé pour me défendre…

Deuxième matin : Aussitôt debout je colle le patch et je décide d’aller à la plage à Antibes avec ma fille. C’est au cours de cette deuxième journée que je réalise que pour la première fois je me sens apaisé, tranquille ne pensant pas plus à Roy Rogers.

Les jours suivants : De jour en jour je me sens mieux mais mon appétit grandit lui aussi. Au début de la deuxième semaine, j’oublie de mettre mon patch et je ne m’en rend compte que le lendemain matin. Ainsi plusieurs fois j’omet de l’appliquer. J’ai parfois la bouche sèche et j’ai quelques bouffées de chaleurs suivit de petites palpitations, ce sont les effets de la nicotine à forte dose.

A la fin du mois je me rend chez mon apothicaire préféré et je lui demande la boîte de patchs suivante. Malheureusement il n’a qu’une 1/2 boîte. Qu’à cela ne tienne ! Va pour 15 jours ! Je crois me rappeler que je n’ai apposé que le premier patch. Puis j’ai encore oublié de le mettre à plusieurs reprises. C’est ainsi que j’ai décidé d’arrêter. Je sentais que je n’en avais plus besoin.

Vous qui lisez ces quelques lignes et qui vous interrogez peut être sur la manière de cesser de fumer, sachez, au risque de vous décevoir qu’il n’existe pas de remède miracle. Seul votre détermination compte, votre volonté. Mais il faut savoir que vos échecs en vérité n’en sont pas. Ils sont les paliers que votre mental franchit les uns après les autres jusqu’à la victoire finale.

Il existe une multitude d’aides, pour moi ce fut le patch.  Libérateur…

 

Très prochainement… Le quatrième volet du régime de Doumé/ Les premiers troubles de mon comportement alimentaire

 

En parlant de Roy Rogers !! Prenez vous ça dans les dents

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Le dicton de Doumé

6082010

Un blog sans blogueur c’est comme un peigne sans cheveux Triste

 

Ma suggestion musicale : Un petit bijou découvert par hasard, une session d’enregistrement du plus discret des Rolling Stones, Monsieur Bill Wyman et les Rhythm Kings qui à l’occasion, excusez du peu, sont formés par Peter Frampton, Albert Lee, Georgie Fame , Gary Brooker (Procol Harum) et à la section chœur, Beverley Skeete.

Anyway The Wind Blows:

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LE régime de Doumé : 4ème partie / Les premiers troubles de mon comportement alimentaire.

12082010

 

SUM 41 / Pieces

 

J’avais acheté, chez mon libraire favori, une revue. « Sciences et vie ». Elle était consacrée aux méfaits du tabac. Cette revue me fut d’un grand secours de par sa conception. En effet, en plein milieu de l’article qui faisait une bonne vingtaine de pages, se trouvait un tableau. Ce tableau énumérait chronologiquement les paliers que le corps franchissait jusqu’au « retour à la norme » ou si vous préférez jusqu’au retour à une santé de non fumeur. Je me rappelle que le premier palier m’avait surpris. Au bout de 24h d’abstinence la nicotine n’est plus détectable dans le sang. Puis, mois après mois, la revue indiquait, en pourcentage, la baisse des risques d’accidents cardio-vasculaires ainsi que celle des risques de cancers. Je m’accrochais à chacun des paliers et, au début, les écarts étaient si petits que chaque victoire m’encourageait à atteindre le palier suivant.  J’ai gardé cette revue et je me surprends à la parcourir, parfois, avec tendresse.

J’avais cloisonné LE GESTE de prendre une cigarette dans un coin reculé des méandres de mon cerveau. J’y avais mis plusieurs dizaines de cadenas dont j’avais pris soin de jeter les clefs. Mais il restait la tentation. Une pulsion vicieuse, soudaine, violente, qui se déclare à des instants précis (souvent à l’occasion d’actes sociaux). Après un repas, lors de soirées entre amis, avec un bon verre de bordeaux, après l’amour…, avec un bon café (quoique l’exemple du café ne soit pas une vérité pour moi car je n’ai jamais eu envie de fumer à cause du café, au contraire il a supplanté le geste). Ces tentations étaient terriblement fréquentes et je dus me rendre à l’évidence que le seule chose qui calmait mes envies était la nourriture. Elle m’apportait le même sentiment de satiété que celui qu’on éprouve après une cigarette.

 

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Les premiers temps, vu que je ne pouvais tout de même pas emmener le frigo partout avec moi (ça aurait fait désordre), je me suis acheté des bonbons. Des acidulés, des durs, des mous, des longs, des courts, mais l’inconvénient était qu’ils ne duraient pas très longtemps et que de ce fait ils devenaient une vraie charge financière. Je me suis lancé alors dans une étude de marché redoutable, chronomètre et calculatrice en poche décortiquant, goûtant, rejetant sans pitié le bonbon dont les critères ne répondait pas au cahier des charges que je m’étais fixé. Après quelques jours d’enquêtes extrêmement strictes (sous l’œil goguenard des vigiles des supermarchés) je pus rendre mon jugement. ELU A L’UNANIMITE DE MOI MEME comme bonbon idéal du sevrage tabagique : LA CHUPA CHUPS !!!! Cette sucette tient suffisamment en bouche pour neutraliser l’envie de fumer et par voie de conséquence engendre une économie des plus appréciables.

J’avais un stock impressionnant de Chupa Chups, des classiques, des « au lait », des duos, de toutes les sortes et chaque fois qu’il y avait une pause cigarette je faisais ma pause Chupa Chups. Je ne vous raconte pas la dose de sucre que j’absorbais. Mais une fois à la maison les Chupa Chups me sortaient par les trous de nez (qui chez moi sont particulièrement développés). Je ne me cuisinais (à tort) que des plats qui tenaient au corps. Purées, frites, pâtes, riz, en sauces si possible pour que le pain vienne en renfort. Je mangeais sans cesse. Au début ce n’était pas très grave puisque je pesais 80 kg pour 1m75, mais les 80 kilos sont vite devenus 90 mais je me disais que j’allais vite les perdre, puisque tout le monde le disait… Ces 10 kilos étaient normaux dans le cas d’arrêt du tabac.

Malheureusement, ma prise de poids ne s’arrêta pas là. Mon comportement alimentaire devint complètement anarchique…

Très prochainement, le cinquième volet du régime de Doumé / Ma boulimie…

Mon gros coup cœur : Steve Vaï / Now We Run

Le talent de Steve Vaï est indiscutable et sa notoriété, planétaire, cependant, veuillez, sur ce titre, prêter une attention toute particulière à la section rhytmique : Bass/Batterie. C’est ENORME !!!

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Tourmente

18082010

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Je me suis essayé à l’aquarelle il y a quelques années. J’ai acheté le matériel puis un « tutoriel’ « premiers pas » et voilà ce que cela a donné. Moi je me suis régalé à le peindre et de plus je suis satisfait du résultat (pour une première fois).. J’en ai fait deux ou trois de plus  puis j’ai arrêté pour me consacrer à d’autres disciplines. J’ai baptisé cette aquarelle, « Tourmente »

 





PARIS…

27082010

http://www.dailymotion.com/videoxe4nihJe suis tombé sur cette vidéo de Yann Arthus Bertrand. J’ai regardé émerveillé, ma ville, la ville où j’ai grandit… J’ai voulu la partager avec vous.